Un scénario original semblant tout droit tiré d'un comic book, des demoiselles sexy (avec plein de eye candy), du dragon, des samurai robots géants, des explosions partout, une histoire qui permet tous les délires (une nana plonge dans ses délires pour trouver le moyen de s'échapper de l'asile avec ses copines) et enfin chez Zack Snyder : de la surprise, de la patate et de la niak (enfin, d'après la bande annonce).
Seul soucis, avec ce qui est arrivé sur les bons films de geeks (Tron Legacy et Scott Pilgrim Vs The World), j'ai peu d'espoir de voir arriver ce dernier bébé du réal de 300 et de Watchmen en Mars 2011 chez nous.
mardi 27 juillet 2010
mercredi 21 juillet 2010
"Les gens" n'ont aucune culture (cinématographique).
J'ai mis "les gens" entre guillemets car on ne sait pas qui a pris part au sondage que je vais évoquer ci-dessous (rassurez-vous, pour la plupart, vous n'en faites pas partie). D'après ce sondage, donc, dévoilé ce 21 juillet sur le site DailyMail,co.uk, le film le plus frustrant et incompréhensible de l'histoire du cinéma est Vanilla Sky de Cameron Crowe avec Tom Cruise.
Vous avez bien lu. (prenez quelques seconde pour bien apprécier la mesure de la chose).
Aux chiottes l’expressionnisme allemand, au orties les films asiatiques, au placard Gaspar Noe et ses congénères. Le film le plus incompréhensible est la copie d'un film espagnol avec Tom Cruise.
On retrouvera bien heureusement en seconde place de ce top le Mullholland Drive de David Lynch, ainsi que dans le reste de la liste deux doigts de Kubrick, une perle de Wachowski, un soupçon de Terry Gilliam, un panflet de Nolan et un pet de Guy Ritchie.
Mais non, le film le plus dérangeant et frustrant est Vanilla Sky. La seule explication rationnelle et valable que mon cerveau trouve à cela est que "les gens" n'ont pas compris pourquoi Cameron Crowe a adapté l'excellent Ouvre les yeux d'Alejandro Amenabar au lieu de pondre lui-même un nouveau scénar original (Singles et Almost Famous, c'est tout de même pas de la merde) et que tout le modne a bien compris toute les filmos de Lars Von Trier, Paul Verhoeven, David Cronenberg, Shinya Tsukamoto et Friedrich W. Murnau (pour rester soft).
Mais le reste du top, reproduit ci dessous, tend à me suggérer le contraire.
1 Vanilla Sky
2 Mulholland Drive
3 Donnie Darko
4 Matrix Revolutions
5 Memento
6 L'Armée des 12 singes
7 Eternal Sunshine Of The Spotless Mind
8 2001: L'Odyssée de l'espace
9 Revolver
10 Orange Mécanique
Meh...
Peut-être que le gars qui a fait l'article l'a juste fait pour faire du click sur son site, de la même manière que je l'ai repris pour voir combien de passage je peux faire sur mon blog avec des titres à la con (enfin, je dis ça, je dis rien).
Source
Vous avez bien lu. (prenez quelques seconde pour bien apprécier la mesure de la chose).
"_Si c'est comme ça, on va que adapter de vieilles séries et tout le monde sera content !"
Aux chiottes l’expressionnisme allemand, au orties les films asiatiques, au placard Gaspar Noe et ses congénères. Le film le plus incompréhensible est la copie d'un film espagnol avec Tom Cruise.
On retrouvera bien heureusement en seconde place de ce top le Mullholland Drive de David Lynch, ainsi que dans le reste de la liste deux doigts de Kubrick, une perle de Wachowski, un soupçon de Terry Gilliam, un panflet de Nolan et un pet de Guy Ritchie.
Mais non, le film le plus dérangeant et frustrant est Vanilla Sky. La seule explication rationnelle et valable que mon cerveau trouve à cela est que "les gens" n'ont pas compris pourquoi Cameron Crowe a adapté l'excellent Ouvre les yeux d'Alejandro Amenabar au lieu de pondre lui-même un nouveau scénar original (Singles et Almost Famous, c'est tout de même pas de la merde) et que tout le modne a bien compris toute les filmos de Lars Von Trier, Paul Verhoeven, David Cronenberg, Shinya Tsukamoto et Friedrich W. Murnau (pour rester soft).
Mais le reste du top, reproduit ci dessous, tend à me suggérer le contraire.
1 Vanilla Sky
2 Mulholland Drive
3 Donnie Darko
4 Matrix Revolutions
5 Memento
6 L'Armée des 12 singes
7 Eternal Sunshine Of The Spotless Mind
8 2001: L'Odyssée de l'espace
9 Revolver
10 Orange Mécanique
Meh...
Peut-être que le gars qui a fait l'article l'a juste fait pour faire du click sur son site, de la même manière que je l'ai repris pour voir combien de passage je peux faire sur mon blog avec des titres à la con (enfin, je dis ça, je dis rien).
Source
Le nouvel Avatar s'appelle Korra, et c'est une fille !
Durant la genèse de l’adaptation du dessin animé Avatar : The Last Airbender par M. Night Shyamalan, adaptation qui se révèle être une véritable catastrophe dont vous pourrez juger par vous-même dès le 28 Juillet prochain, les studios Nickelodéon avaient laissé échapper l'info suivante : une nouvelle série se déroulant dans le monde d'Avatar était en gestation.
Les choses se précisent aujourd'hui puisque Avatar : The Legend of Korra (titre provisoire) a été officialisé par la chaîne dans un récent communiqué de presse. On y découvre que l'histoire se déroule 70 ans après les aventures de Aang, que le nouvel avatar est une fille du nom de Korra, qu'elle évolue dans une ville steampunk du nom de Republic City et que, contrôlant déjà la terre, l'eau et le feu, elle cherche désormais à maîtriser l'air pour achever sa formation. Elle sera aidée dans ses aventures par Tenzin le fils de Aang (qui est donc mort...).
Qu'en penser ? pour le moment pas grand chose, car qui aurait cru une seconde il y a quelques années qu'on aurait pu autant se passionner pour les aventures d'un jeune bonze qui fait bouger les nuages ? On peut en tous cas espérer quelque chose de grand puisque les créateurs de la série originale Michael DiMartino et Bryan Konietzko sont aux commandes. Espérons qu'ils soient aussi inspirés que la première fois ! Yeepee Kaï, Motherfucker !
Pour les détails, le copie-colle la partie intéressante du communiqué de presse, que vous retrouverez en lien à la fin de ce post.
The Legend of Korra takes place 70 years after the events of Avatar: The Last Airbender and follows the adventures of the Avatar after Aang – a passionate, rebellious, and fearless teenaged girl from the Southern Water Tribe named Korra. With three of the four elements under her belt (Earth, Water, and Fire), Korra seeks to master the final element, Air. Her quest leads her to the epicenter of the modern "Avatar" world, Republic City – a metropolis that is fueled by steampunk technology. It is a virtual melting pot where benders and non-benders from all nations live and thrive. However, Korra discovers that Republic City is plagued by crime as well as a growing anti-bending revolution that threatens to rip it apart. Under the tutelage of Aang's son, Tenzin, Korra begins her airbending training while dealing with the dangers at large.
Source
Les choses se précisent aujourd'hui puisque Avatar : The Legend of Korra (titre provisoire) a été officialisé par la chaîne dans un récent communiqué de presse. On y découvre que l'histoire se déroule 70 ans après les aventures de Aang, que le nouvel avatar est une fille du nom de Korra, qu'elle évolue dans une ville steampunk du nom de Republic City et que, contrôlant déjà la terre, l'eau et le feu, elle cherche désormais à maîtriser l'air pour achever sa formation. Elle sera aidée dans ses aventures par Tenzin le fils de Aang (qui est donc mort...).
Qu'en penser ? pour le moment pas grand chose, car qui aurait cru une seconde il y a quelques années qu'on aurait pu autant se passionner pour les aventures d'un jeune bonze qui fait bouger les nuages ? On peut en tous cas espérer quelque chose de grand puisque les créateurs de la série originale Michael DiMartino et Bryan Konietzko sont aux commandes. Espérons qu'ils soient aussi inspirés que la première fois ! Yeepee Kaï, Motherfucker !
Pour les détails, le copie-colle la partie intéressante du communiqué de presse, que vous retrouverez en lien à la fin de ce post.
The Legend of Korra takes place 70 years after the events of Avatar: The Last Airbender and follows the adventures of the Avatar after Aang – a passionate, rebellious, and fearless teenaged girl from the Southern Water Tribe named Korra. With three of the four elements under her belt (Earth, Water, and Fire), Korra seeks to master the final element, Air. Her quest leads her to the epicenter of the modern "Avatar" world, Republic City – a metropolis that is fueled by steampunk technology. It is a virtual melting pot where benders and non-benders from all nations live and thrive. However, Korra discovers that Republic City is plagued by crime as well as a growing anti-bending revolution that threatens to rip it apart. Under the tutelage of Aang's son, Tenzin, Korra begins her airbending training while dealing with the dangers at large.
Source
mardi 20 juillet 2010
Steven Moffat takes on Sherlock Holmes
Il y a fort à parier que ce 25 Juillet au soir, les fans de Steven Moffat se retrouveront devant la BBC.
Brillant scénariste télé opérant depuis le début des années 90, Steven Moffat s'est fait connaitre en France grâce à la diffusion de l'excellente sitcom Coupling (renommée Six Sexy lors de sa programmation sur Comédie), sorte de Friends sous acide.
Mais c'est surtout en grand fan de Doctor Who qu'il a marqué le cœur des amateurs éclairés, signant parmi les plus brillants épisodes de la saga du seigneur du temps reprise par Russel T. Davies en 2005, ce après une hilarante parodie avec Mr Bean, Hugh Grant et Jonathan Price en 1999.
Un Doctor Who dont il a d'ailleurs repris les rennes cette année (en fait l'an passé, mais ça a été diffusé au printemps), non sans avoir également écrit au passage une très bonne réinterprétation du mythe de Dr Jekyll et Mr Hyde sobrement intitulée Jekyll (ce fut en 2007).
Une belle liste d'indispensables à laquelle se rajoutera donc sans doute Sherlock, reprise d'un autre grand classique de la culture anglaise dont le premier épisode sera diffusé ce Dimanche. A ne pas rater, en espérant que malgré la transposition de nos jours, les fans du grand détective y trouveront plus leur compte que lors de la récente adaptation du mythe par Guy Ritchie (enfin, moi, quand y'a Robert Downey Jr., Jude Law, une belle direction artistique et un Moriarty hors champ, j'ai du mal à faire la fine bouche).
Brillant scénariste télé opérant depuis le début des années 90, Steven Moffat s'est fait connaitre en France grâce à la diffusion de l'excellente sitcom Coupling (renommée Six Sexy lors de sa programmation sur Comédie), sorte de Friends sous acide.
Mais c'est surtout en grand fan de Doctor Who qu'il a marqué le cœur des amateurs éclairés, signant parmi les plus brillants épisodes de la saga du seigneur du temps reprise par Russel T. Davies en 2005, ce après une hilarante parodie avec Mr Bean, Hugh Grant et Jonathan Price en 1999.
Un Doctor Who dont il a d'ailleurs repris les rennes cette année (en fait l'an passé, mais ça a été diffusé au printemps), non sans avoir également écrit au passage une très bonne réinterprétation du mythe de Dr Jekyll et Mr Hyde sobrement intitulée Jekyll (ce fut en 2007).
Une belle liste d'indispensables à laquelle se rajoutera donc sans doute Sherlock, reprise d'un autre grand classique de la culture anglaise dont le premier épisode sera diffusé ce Dimanche. A ne pas rater, en espérant que malgré la transposition de nos jours, les fans du grand détective y trouveront plus leur compte que lors de la récente adaptation du mythe par Guy Ritchie (enfin, moi, quand y'a Robert Downey Jr., Jude Law, une belle direction artistique et un Moriarty hors champ, j'ai du mal à faire la fine bouche).
lundi 19 juillet 2010
Bal d'araignées aux bords de Seine
Non, contrairement aux apparences, ce post n'est pas une recette de cuisine pour vous apprendre à faire une soupe d'arachnides au jus de Seinoise. je vais plutôt vous parler de l'étrange rencontre que j'ai fait ce soir.
Habitant à Ivry sur Seine, il me prend autant de temps (sinon plus) d'aller de chez moi au complexe Ciné Cité UGC de Bercy en metro qu'à pied. Etant donné qu'un peu de sport ne fait pas de mal, sans compter qu'il est assez agréable d'écouter ses mp3s aux bords de seine, c'est donc en usant mes godasses que j'y vais à chaque fois que l'occasion s'en présente.
Ce soir, j'étais invité (comme tout un paquet d'autre gens) à une projection organisée dans le cadre du label des spectateurs UGC. Autant vous avouer ma lâcheté tout de suite : Grand Prix du festival de Cannes ou pas, je n'ai pas eut le courage de me farcir Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, une page d'histoire relatant le cas de conscience de huit moine dans une Algérie en proie à l'intégrisme religieux dans les années quatre-vingt-dix et tournée comme un doc de FR3 à la fin des années 80. Oui, au bout de quelques minutes, j'ai préféré fuir et me vider le cerveau devant Predators. Une merde certes, mais avec des effets spéciaux. Que voulez-vous, il y a des soirs où l'on a pas le courage (et pourtant, j'ai beaucoup de respect pour Michael Lonsdale et Lambert Wilson).
Pourtant, j'ai tout de même eut droit à un spectacle assez incroyable.
En allant au cinéma, je remarquais sur la rambarde me séparant de la Seine une quantité incalculable de toiles d'araignées. Endommagées, filées mais bien présentes, chacune étant séparée de sa consœur d'à peine quelques centimètres. Cette constatation m'a semblé étrange, car aucune araignée ne semblait errer dans les parages.
Quelle ne fut donc pas ma surprise au retour de voir toutes ces constructions de soie occupées par leurs architectes. Plus d'une cinquantaine d'arthropodes visibles, sans doute bien plus en réalité, toutes occupées à rapiécer leur ouvrage en espérant attraper le petit moucheron égaré, le petit moustique distrait qui trainerait dans les parages. N'ayant sous la main que mon téléphone portable (ceux qui me connaissent excuseront sans doute la qualité des photos en se rappellant l'aversion que j'ai pour ces machines du diable et en se rappelant par là-même l'âge du mien), je n'ai pu m'empêcher d'en capturer quelques unes par pixel interposé. Nul doute que si j'y retourne, je n'oublierais pas d’embarquer un matériel plus efficace et permettant la prise de plus de 3 photos (j'étais full).
Toujours est-il que si vous avez envie de vous faire une collection, ou si votre but est de vous faire piquer par toutes les araignées existantes pour voir si vous hériteriez de super-pouvoirs (JE DECONNE, n'allez PAS vous faire piquer, malheureux !! Les allergies ne sont pas considérées comme des super-pouvoirs !), c'est le bon endroit où chiner. A défaut d'être rassasié en émotions fortes par le cinéma ce soir, mon appétit a été comblé par les surprises de la nature. C'est tout de même bien agréable.
Chose qui ne gâte rien, en rentrant, j'ai reçu un mail de validation pour mon inscription à la béta de Final Fantasy XIV. On verra si j'aurais le temps d'y jouer. Ceux qui sont intéressés peuvent tenter s'inscrire ici. Avec un peu de chance, ils pourront eux aussi participer.
Habitant à Ivry sur Seine, il me prend autant de temps (sinon plus) d'aller de chez moi au complexe Ciné Cité UGC de Bercy en metro qu'à pied. Etant donné qu'un peu de sport ne fait pas de mal, sans compter qu'il est assez agréable d'écouter ses mp3s aux bords de seine, c'est donc en usant mes godasses que j'y vais à chaque fois que l'occasion s'en présente.
Ce soir, j'étais invité (comme tout un paquet d'autre gens) à une projection organisée dans le cadre du label des spectateurs UGC. Autant vous avouer ma lâcheté tout de suite : Grand Prix du festival de Cannes ou pas, je n'ai pas eut le courage de me farcir Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, une page d'histoire relatant le cas de conscience de huit moine dans une Algérie en proie à l'intégrisme religieux dans les années quatre-vingt-dix et tournée comme un doc de FR3 à la fin des années 80. Oui, au bout de quelques minutes, j'ai préféré fuir et me vider le cerveau devant Predators. Une merde certes, mais avec des effets spéciaux. Que voulez-vous, il y a des soirs où l'on a pas le courage (et pourtant, j'ai beaucoup de respect pour Michael Lonsdale et Lambert Wilson).
Pourtant, j'ai tout de même eut droit à un spectacle assez incroyable.
En allant au cinéma, je remarquais sur la rambarde me séparant de la Seine une quantité incalculable de toiles d'araignées. Endommagées, filées mais bien présentes, chacune étant séparée de sa consœur d'à peine quelques centimètres. Cette constatation m'a semblé étrange, car aucune araignée ne semblait errer dans les parages.
Quelle ne fut donc pas ma surprise au retour de voir toutes ces constructions de soie occupées par leurs architectes. Plus d'une cinquantaine d'arthropodes visibles, sans doute bien plus en réalité, toutes occupées à rapiécer leur ouvrage en espérant attraper le petit moucheron égaré, le petit moustique distrait qui trainerait dans les parages. N'ayant sous la main que mon téléphone portable (ceux qui me connaissent excuseront sans doute la qualité des photos en se rappellant l'aversion que j'ai pour ces machines du diable et en se rappelant par là-même l'âge du mien), je n'ai pu m'empêcher d'en capturer quelques unes par pixel interposé. Nul doute que si j'y retourne, je n'oublierais pas d’embarquer un matériel plus efficace et permettant la prise de plus de 3 photos (j'étais full).
"Oui, on marche sur les plafonds de Paris. Ça vous pose un problème ?"
Toujours est-il que si vous avez envie de vous faire une collection, ou si votre but est de vous faire piquer par toutes les araignées existantes pour voir si vous hériteriez de super-pouvoirs (JE DECONNE, n'allez PAS vous faire piquer, malheureux !! Les allergies ne sont pas considérées comme des super-pouvoirs !), c'est le bon endroit où chiner. A défaut d'être rassasié en émotions fortes par le cinéma ce soir, mon appétit a été comblé par les surprises de la nature. C'est tout de même bien agréable.
"D'abord Ivry, ensuite le monde !"
Chose qui ne gâte rien, en rentrant, j'ai reçu un mail de validation pour mon inscription à la béta de Final Fantasy XIV. On verra si j'aurais le temps d'y jouer. Ceux qui sont intéressés peuvent tenter s'inscrire ici. Avec un peu de chance, ils pourront eux aussi participer.
dimanche 18 juillet 2010
The Walking Dead : une équipe poids lourd !
Personne n'a vu Mad Men, mais tout le monde trouve ça génial (38 trophées en 3 ans, c'est pas rien).
Beaucoup plus de gens ont vu Breaking Bad (y'a le papa de Malcolm) et tout le monde trouve ça bien aussi.
Très peu de gens ont vu The Prisonner et tout le monde trouve ça à chier (on ne touche pas à la série culte de Patrick McGoohan. Enfin, perso j'ai trouvé ça rigolo et moins con que prévu).
Toujours est-il qu'avec ces trois projets, la chaîne américaine câblée AMC a réussi à s'imposer comme une nouvelle productrice de projets qui comptent et que l'on attend avec impatience, d'autant que sa prochaine série est pleine de zombies.
Adaptation de la bande dessinée éponyme de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard, The Walking Dead continue de faire parler d'elle juste avant le Comic Con, et cette fois, c'est le producteur et réalisateur Frank Darabont Himself qui, via une petite interview sur AICN, dévoile l'identité de ceux qui s'occuperont de scénariser et de mettre en boite les 6 premiers épisodes de la série. (j'en parle parce que tout ne monde ne lit pas l'anglais, n'a pas forcément le réflexe d'aller jeter un œil sur AICN, et que ça vaut tout de même vachement le coup d'être relayé).
Voici la petite liste :
Les realisateurs :
1/Frank Darabont
2/ Michelle MacLaren (Breaking Bad, X-Files)
3/ Gwyneth Horder-Payton (The Shield, Battlestar Galactica)
4/ Johan Renck (Breaking Bad)
5/ Ernest Dickerson (Sur Ecoute, Dexter)
6/ Guy Ferland (The Shield, Sons of Anarchy)
Les scénaristes :
1)Frank Darabont
2)Frank Darabont
3)Frank Darabont, Chic Eglee (The Shield/Glee), Jack LoGuidice (Sons of Anarchy).
4) Robert Kirkman (le co-créateur de la BD)
5) Glen Mazzara (The Shield, Hawthorne)
6) Adam Fierro (The Shield, Dexter, 24 Heures Chrono)
Du beau monde en perspective, qui calmera sans doute quelques uns des attentifs perplexes ne s'étant pas encore remis de certaines annonces de casting (Andrew Lincoln ne ressemble pas du tout à son personnage Rick Grimes et on s'en fout à moitié, et Sarah Wayne Callies, dontj'espère que le personnage sera moins énervant que celui qu'elle incarnait dans Prison Break).
Moi tout ce que je sais, c'est que Frank Darabont, qui servira ici de showrunner, m'a fait flipper comme rarement avec son The Mist et que son adaptation de Stephen King Les évadés (que j'ai trouvé bien mais sans plus, faut dire que je m'étais tout spoilé en lisant le bouquin quelques années avant, et que je n'ai forcément pas retrouvé la même atmosphère) a les faveurs du public puisqu'il est classé meilleur film de tous les temps sur IMDB.
On peut donc continuer d'attendre avec intérêt cette série sans trop risquer d'être déçu.
Source : AICN
Beaucoup plus de gens ont vu Breaking Bad (y'a le papa de Malcolm) et tout le monde trouve ça bien aussi.
Très peu de gens ont vu The Prisonner et tout le monde trouve ça à chier (on ne touche pas à la série culte de Patrick McGoohan. Enfin, perso j'ai trouvé ça rigolo et moins con que prévu).
Toujours est-il qu'avec ces trois projets, la chaîne américaine câblée AMC a réussi à s'imposer comme une nouvelle productrice de projets qui comptent et que l'on attend avec impatience, d'autant que sa prochaine série est pleine de zombies.
Adaptation de la bande dessinée éponyme de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard, The Walking Dead continue de faire parler d'elle juste avant le Comic Con, et cette fois, c'est le producteur et réalisateur Frank Darabont Himself qui, via une petite interview sur AICN, dévoile l'identité de ceux qui s'occuperont de scénariser et de mettre en boite les 6 premiers épisodes de la série. (j'en parle parce que tout ne monde ne lit pas l'anglais, n'a pas forcément le réflexe d'aller jeter un œil sur AICN, et que ça vaut tout de même vachement le coup d'être relayé).
Voici la petite liste :
Les realisateurs :
1/Frank Darabont
2/ Michelle MacLaren (Breaking Bad, X-Files)
3/ Gwyneth Horder-Payton (The Shield, Battlestar Galactica)
4/ Johan Renck (Breaking Bad)
5/ Ernest Dickerson (Sur Ecoute, Dexter)
6/ Guy Ferland (The Shield, Sons of Anarchy)
Les scénaristes :
1)Frank Darabont
2)Frank Darabont
3)Frank Darabont, Chic Eglee (The Shield/Glee), Jack LoGuidice (Sons of Anarchy).
4) Robert Kirkman (le co-créateur de la BD)
5) Glen Mazzara (The Shield, Hawthorne)
6) Adam Fierro (The Shield, Dexter, 24 Heures Chrono)
Du beau monde en perspective, qui calmera sans doute quelques uns des attentifs perplexes ne s'étant pas encore remis de certaines annonces de casting (Andrew Lincoln ne ressemble pas du tout à son personnage Rick Grimes et on s'en fout à moitié, et Sarah Wayne Callies, dontj'espère que le personnage sera moins énervant que celui qu'elle incarnait dans Prison Break).
Moi tout ce que je sais, c'est que Frank Darabont, qui servira ici de showrunner, m'a fait flipper comme rarement avec son The Mist et que son adaptation de Stephen King Les évadés (que j'ai trouvé bien mais sans plus, faut dire que je m'étais tout spoilé en lisant le bouquin quelques années avant, et que je n'ai forcément pas retrouvé la même atmosphère) a les faveurs du public puisqu'il est classé meilleur film de tous les temps sur IMDB.
On peut donc continuer d'attendre avec intérêt cette série sans trop risquer d'être déçu.
Source : AICN
vendredi 16 juillet 2010
Fantasme came true : The Adam Hughes Artbook
Quand j'ai commencé à m’intéresser aux comics durant mon adolescence, j'ai rapidement adopté une approche qui est encore la mienne à ce jour. Alors que tout le monde se passionnait pour les aventures de héros tels que Batman, les X-Men et autres héros en collants, cet univers ne m'a réellement convaincu que lorsque je vis le travail d'artistes au trait particulièrement prononcé et reconnaissable. Je n'ai ainsi commencé à consommer sur Comic book en grande quantité qu'à partir de la découverte de gens tels que Jae Lee, Mike Mignola, Todd McFarlane, Alex Maleev, Travis Charest et consort. Mon premier choc, je l'ai réalisé plus tard, avait d'ailleurs été de nature similaire avec la Division Alpha de John Byrne. Et donc, sans spécialement suivre de héros ou d'histoires précises, je me suis mis à suivre uniquement des artistes.
S'il y a un nom que j'ai fait exprès de ne pas citer dans cette liste, c'est tout simplement parce qu'il est l'objet de ce post. Combien d'après-midis, combien d'argent dépensé à acquérir le travail de cet énorme artiste qu'est Adam Hughes ? Combien de pensées dirigées vers lui alors que j'attendais comme beaucoup d'autres -en vain- que le monsieur se remette aux comics après être tombé dans le piège (lucratif pour lui, désespérant pour nous) des couvertures de BD ?
Après de fabuleux panflets tels que (dans le désordre le plus total) Gen 13 : Ordinary Heroes, quelques pages dans les Penthouse Comics, les débuts de Ghost et du Justice League (de la bonne page parfois glanée à prix d'or), Monsieur Hughes a ainsi progressivement délaissé l'art de la BD (de full comics, il est passé à des guests appearences de 2 ou 3 pages puis plus rien) pour se focaliser sur l'illustration pure. Loin de moi de regretter cette décision de sa part étant donné la qualité du travail accompli (et puis chacun fait ce qu'il veut de sa life, hein), mais ce serait mentir de dire que je n'ai pas déprimé à la vue chaque mois de ses couvertures de Cat Woman et de Wonder Woman, moi qui m'était juré après une coûteuse passade de ne plus jamais acheter de comics simplement pour leur couverture.
La suite coulait de source : comme tous ses fans, j'ai prié pour qu'un jour soit édité un livre d'art, un Artbook comme il en existe tant au Japon, regroupant sinon tous ses travaux, au moins une grande partie. Hallellouia mes frères et soeurs, DC, dans sa grande mansuétude, a répondu à nos prières. Oui, les responsables de cette grande maison d'édition ont étés touchés par la grâce et nous ont offert, à la fin du mois de Juin, la collection des travaux de l'auteur en leur sein. Cover Run : The DC Comics Art of Adam Hughes ne reprend certes pas tout le travail de l'auteur forcément aucune trace de son taf sur X-Men ou Star Wars sans parler de myriades d'autres trucs...), mais étant donné que celui-ci a principalement travaillé chez DC (et beaucoup plus qu'on ne le croyait à l'époque puisque Wildstorm a été racheté par eux), le pavé de plus de 200 pages en papier glacé est particulièrement bien garni !
On y retrouve les débuts de l'artiste (Justice League, Legionnaires, une Voodoo incroyablement suggestive), 75 pages consacrées à Wonder Woman, plus d'une cinquantaine à Cat Woman et une dernière galerie consacrée à divers projets, de Supergirl à Power Girl en passant par Gen 13 et Superman. Le tout est agrémenté des paroles de l'auteur : une intro rigolote bien que perturbante, une note sur ses influences, pour la majorité, les couvertures sont accompagnées de commentaires et de croquis, et quelques doubles pages consacrées à l'adaptation de ses dessins en figurines, T-shirts et autres posters.
Assurément un achat indispensable, surtout pour les 27$ qu'en demande Amazon.com. Et même pour les 40€ qu'en veulent les magasin de St Michel, ça vaut le coup.
Pour en voir plus, je ne saurais trop vous recommander d'aller faire un tour sur La page Deviant Art du bonhomme, assurément l'un des plus grands cover artists de notre époque.
Après de fabuleux panflets tels que (dans le désordre le plus total) Gen 13 : Ordinary Heroes, quelques pages dans les Penthouse Comics, les débuts de Ghost et du Justice League (de la bonne page parfois glanée à prix d'or), Monsieur Hughes a ainsi progressivement délaissé l'art de la BD (de full comics, il est passé à des guests appearences de 2 ou 3 pages puis plus rien) pour se focaliser sur l'illustration pure. Loin de moi de regretter cette décision de sa part étant donné la qualité du travail accompli (et puis chacun fait ce qu'il veut de sa life, hein), mais ce serait mentir de dire que je n'ai pas déprimé à la vue chaque mois de ses couvertures de Cat Woman et de Wonder Woman, moi qui m'était juré après une coûteuse passade de ne plus jamais acheter de comics simplement pour leur couverture.
La suite coulait de source : comme tous ses fans, j'ai prié pour qu'un jour soit édité un livre d'art, un Artbook comme il en existe tant au Japon, regroupant sinon tous ses travaux, au moins une grande partie. Hallellouia mes frères et soeurs, DC, dans sa grande mansuétude, a répondu à nos prières. Oui, les responsables de cette grande maison d'édition ont étés touchés par la grâce et nous ont offert, à la fin du mois de Juin, la collection des travaux de l'auteur en leur sein. Cover Run : The DC Comics Art of Adam Hughes ne reprend certes pas tout le travail de l'auteur forcément aucune trace de son taf sur X-Men ou Star Wars sans parler de myriades d'autres trucs...), mais étant donné que celui-ci a principalement travaillé chez DC (et beaucoup plus qu'on ne le croyait à l'époque puisque Wildstorm a été racheté par eux), le pavé de plus de 200 pages en papier glacé est particulièrement bien garni !
On y retrouve les débuts de l'artiste (Justice League, Legionnaires, une Voodoo incroyablement suggestive), 75 pages consacrées à Wonder Woman, plus d'une cinquantaine à Cat Woman et une dernière galerie consacrée à divers projets, de Supergirl à Power Girl en passant par Gen 13 et Superman. Le tout est agrémenté des paroles de l'auteur : une intro rigolote bien que perturbante, une note sur ses influences, pour la majorité, les couvertures sont accompagnées de commentaires et de croquis, et quelques doubles pages consacrées à l'adaptation de ses dessins en figurines, T-shirts et autres posters.
Assurément un achat indispensable, surtout pour les 27$ qu'en demande Amazon.com. Et même pour les 40€ qu'en veulent les magasin de St Michel, ça vaut le coup.
Pour en voir plus, je ne saurais trop vous recommander d'aller faire un tour sur La page Deviant Art du bonhomme, assurément l'un des plus grands cover artists de notre époque.
What if Ferris Bueller was the first Fight Club ?
Tous ceux qui ont vu La folle journée de Ferris Bueller (un grand film culte de John Hughes que vous vous devez de voir toutes affaires cessantes si ce n'est pas déjà fait) se rappellent des deux amis Ferris et Cameron, dont les caractères sont aux antipodes l'un de l'autre. Ferris (Matthew Broderick, dans le meilleur rôle de sa carrière avec Wargames et LadyHawk) est fun, cool, n'a pas froid aux yeux et adore se lancer dans des escapades aux conséquences potentiellement désastreuses, ce sans se soucier une seule seconde des conséquences de ses actes (et avec la chance qu'il a, tout se passe toujours bien).
A l'inverse, Cameron (Alan Ruck, connu des sériephiles pour Spin City et actuellement dans Persons Unknown) est timide, peureux, dépressif, hypocondriaque et assommé par la pression familiale.
Quelque part, le parallèle avec les protagonistes de Fight Club (un grand film culte de David Fincher, que vous vous devez de voir toutes affaires cessantes si ce n'est pas déjà fait) est tellement évident qu'on ne prenait pas le temps d'y penser...Jusqu'à ce qu'on petit malin le fasse pour nous.
Le mix nous donne Ferris Club, un concept qui a fait les beaux jours du site communautaire de gossip ONTD et a récemment accouché d'un petit montage vidéo amusant que vous retrouverez ci-dessous.
Enjoy !
"It's good for him, it teaches him to deal with his fear !"
Sources : 1, 2 , 3
A l'inverse, Cameron (Alan Ruck, connu des sériephiles pour Spin City et actuellement dans Persons Unknown) est timide, peureux, dépressif, hypocondriaque et assommé par la pression familiale.
Quelque part, le parallèle avec les protagonistes de Fight Club (un grand film culte de David Fincher, que vous vous devez de voir toutes affaires cessantes si ce n'est pas déjà fait) est tellement évident qu'on ne prenait pas le temps d'y penser...Jusqu'à ce qu'on petit malin le fasse pour nous.
Le mix nous donne Ferris Club, un concept qui a fait les beaux jours du site communautaire de gossip ONTD et a récemment accouché d'un petit montage vidéo amusant que vous retrouverez ci-dessous.
Enjoy !
"It's good for him, it teaches him to deal with his fear !"
Sources : 1, 2 , 3
jeudi 15 juillet 2010
Coup de Coeur Silenthillesque : Triangle
Comme c'est, j'imagine, le cas pour beaucoup de gens, il suffit parfois de la simple présence d'un(e) interprète au générique d'une œuvre pour que celle-ci éveille mon intérêt.
Je n'ai pas eut le loisir d'apprécier son jeu dans la série anglaise Home and Away, et ses prestations dans Dark City et L'anglais étaient trop brèves pour qu'elle me tape dans l’œil à l'époque. Mais si son rôle dans l'adaptation quelconque de la BD de Steve Niles et Ben Templesmith 30 jours de nuit avait déjà vaguement éveillé mon attention, c'est manifestement grâce à la série En Analyse que je suis devenu fan de Melissa George. Face à Gabriel Byrne, elle dévoilait l'étendue d'un talent rare, surtout quand on sait à quel point il est difficile de tenir en haleine le spectateur avec seulement deux acteurs face à face dans une pièce (c'est ce qui fait que j'apprécie également Mia Wasikowska plus que de raison).
Et donc Melissa George. En fouillant un peu sa filmo, je suis tombé sur Triangle, un "pseudo" film d'horreur se passant sur un bateau. "Melissa + film fantastique", il n'en fallait pas plus pour que je garde la chose de côté en attendant le temps de la regarder. Je n'avais rien lu d'autre sur le film, ni son sujet, ni critiques, je n'avais pas même vérifié le nom du réalisateur (Christopher Smith, dont j'avais apprécié les précédents Creep et Severance). Bref, c'est avec l'esprit ouvert et ignorant que je me suis lancé dans la vision de ce qui est désormais pour moi un incontournable appartenant à mon genre préféré : le film "Silenthillesque".
Silenthillesque, du nom du célèbre jeu de Konami Silent Hill, inspiré tant des grands écrivains de la littérature horrifique (Stephen King, Richard Matheson, Ray Bradbury, Dean Koontz, etc..) que des grands films de flippe à réalité alternative (L'échelle de Jacob, David Lynch...). Particulièrement prolifique ces dernières années (et également désigné par certain comme celui des "films purgatoires"), ce sous-genre horrifique a accouché de magnifiques perles cinématographiques. Nous citerons par exemple Le Locataire de Polanski (un des films fondateurs du genre avec le Carnival Of Souls de Herk Harvey en 1962), Lost Highway (et ses suites thématiques Mulholland Drive et Inland Empire), The Dark, Session 9, Norway of Life, Abandonnée, The Others, The Jacket, Frozen Days, Le Machiniste, Insomnies, Inside Job, j'en passe et surement des meilleurs (me risquerais-je à citer l'adaptation de Christophe Gans ?). Des films sur lesquels je reviendrais sûrement dans ces colonnes à un moment ou à un autre. A noter que cette appellation "Silenthillesque" est évidemment toute personnelle puisque ce qui m'a marqué dans l’œuvre des gars de Konami, c'est cette vision alternative d'une réalité fricotant avec l'au-delà, bien plus que la présence de monstres sanguinolents qu'on ne retrouvera d'ailleurs pas dans la majorité de ces films. Brefle.
Triangle, c'est l'histoire de Jess (Melissa, donc), une mère célibataire qui, pour souffler un peu, laisse son gamin un peu lent dans une école spécialisée le week-end afin de participer avec quelques amis à une brève sortie en bateau (nommé Triangle). Film de genre oblige, tout part très vite en sucette : Le yacht traverse une tempête aussi brève qu'intense avant que l'équipage n'arrive à trouver refuge sur un énorme bateau de croisière, mystérieusement vide. Et quand Melissa, déboussolée, lance "Attendez, je suis déjà venue, ces couloirs me disent quelque chose", il n'y a plus de doute à avoir sur la marchandise.
Pourtant, Christopher Smith arrive très vite à surprendre en ne s'endormant pas sur l'application gentille et balisée du concept.
[Attention, le paragraphe suivant comprend de légers spoilers. Merci de surligner le texte pour le lire] Car ce qui semblait au départ être une banale histoire de réalité alternative, avec ses morts en pagaille et ses faux mystères de whodunit lorgne plutôt du côté de la boucle temporelle. Le film joue alors sur la surprise puisque loin de simplement reproduire les évènements selon un schéma encore une fois balisé, Jess tente de s'en sortir, quitte à aller à l'encontre des évènements en considérant progressivement quiconque comme l'ennemi à abattre sans se soucier d'éventuels paradoxes. Et le génie de Triangle, bien plus ludique qu'horrifique et dont le script a été poussé dans ses moindres détails, est de ne pas tout révéler, de ne pas tout expliquer au gros stabilo, mais de laisser quelques zones d'ombres. Certaines temporaires (on a l'impression lors de la première demi-heure d'avoir raté une scène avant de comprendre le comment du pourquoi), d'autres esquissées (la véritable fin ne se situe pas à la fin du film mais quelque part en son sein, en arrière plan).
Servi par une photo plaisante, une réalisation diablement efficace, parsemé de trouvailles visuelles indéniables (que se passe-t-il quand les évènements ont lieu en boucle et que leurs conséquences ne sont pas effacées ?) et couronné par un final parfaitement maitrisé, Triangle se révèle être une excellente surprise, encore une fois de celles que les distributeurs français boudent sans que l'on sache vraiment pourquoi. A ce titre, et bien que les Dvd et Blu-ray soient déjà disponibles outre-Manche pour une somme modique, le film n'a pas encore de date française (Allociné propose même de le télécharger gratuitement, en fait un lien vers les 7 premières minutes du film asiatique éponyme réalisé par Johnnie To, Tsui Hark et Ringo Lam). Vous savez ce qu'il vous reste à faire pour découvrir ce joli triturage de méninges terriblement efficace. J'en attend d'autant plus le futur et déjà salué Black Death du réal, une histoire médiévale une nouvelle fois forcément teintée de fantastique (nécromanciens et compagnie).
Au passage, je vous déconseille fortement de regarder les bandes annonces de Triangle disponibles sur le net (d'où leur absence ici), bandes annonces qui vous priveraient de la surprise de certaines révélations visuelles agréablement brutes. A bon entendeur...
Je n'ai pas eut le loisir d'apprécier son jeu dans la série anglaise Home and Away, et ses prestations dans Dark City et L'anglais étaient trop brèves pour qu'elle me tape dans l’œil à l'époque. Mais si son rôle dans l'adaptation quelconque de la BD de Steve Niles et Ben Templesmith 30 jours de nuit avait déjà vaguement éveillé mon attention, c'est manifestement grâce à la série En Analyse que je suis devenu fan de Melissa George. Face à Gabriel Byrne, elle dévoilait l'étendue d'un talent rare, surtout quand on sait à quel point il est difficile de tenir en haleine le spectateur avec seulement deux acteurs face à face dans une pièce (c'est ce qui fait que j'apprécie également Mia Wasikowska plus que de raison).
Et donc Melissa George. En fouillant un peu sa filmo, je suis tombé sur Triangle, un "pseudo" film d'horreur se passant sur un bateau. "Melissa + film fantastique", il n'en fallait pas plus pour que je garde la chose de côté en attendant le temps de la regarder. Je n'avais rien lu d'autre sur le film, ni son sujet, ni critiques, je n'avais pas même vérifié le nom du réalisateur (Christopher Smith, dont j'avais apprécié les précédents Creep et Severance). Bref, c'est avec l'esprit ouvert et ignorant que je me suis lancé dans la vision de ce qui est désormais pour moi un incontournable appartenant à mon genre préféré : le film "Silenthillesque".
Silenthillesque, du nom du célèbre jeu de Konami Silent Hill, inspiré tant des grands écrivains de la littérature horrifique (Stephen King, Richard Matheson, Ray Bradbury, Dean Koontz, etc..) que des grands films de flippe à réalité alternative (L'échelle de Jacob, David Lynch...). Particulièrement prolifique ces dernières années (et également désigné par certain comme celui des "films purgatoires"), ce sous-genre horrifique a accouché de magnifiques perles cinématographiques. Nous citerons par exemple Le Locataire de Polanski (un des films fondateurs du genre avec le Carnival Of Souls de Herk Harvey en 1962), Lost Highway (et ses suites thématiques Mulholland Drive et Inland Empire), The Dark, Session 9, Norway of Life, Abandonnée, The Others, The Jacket, Frozen Days, Le Machiniste, Insomnies, Inside Job, j'en passe et surement des meilleurs (me risquerais-je à citer l'adaptation de Christophe Gans ?). Des films sur lesquels je reviendrais sûrement dans ces colonnes à un moment ou à un autre. A noter que cette appellation "Silenthillesque" est évidemment toute personnelle puisque ce qui m'a marqué dans l’œuvre des gars de Konami, c'est cette vision alternative d'une réalité fricotant avec l'au-delà, bien plus que la présence de monstres sanguinolents qu'on ne retrouvera d'ailleurs pas dans la majorité de ces films. Brefle.
Triangle, c'est l'histoire de Jess (Melissa, donc), une mère célibataire qui, pour souffler un peu, laisse son gamin un peu lent dans une école spécialisée le week-end afin de participer avec quelques amis à une brève sortie en bateau (nommé Triangle). Film de genre oblige, tout part très vite en sucette : Le yacht traverse une tempête aussi brève qu'intense avant que l'équipage n'arrive à trouver refuge sur un énorme bateau de croisière, mystérieusement vide. Et quand Melissa, déboussolée, lance "Attendez, je suis déjà venue, ces couloirs me disent quelque chose", il n'y a plus de doute à avoir sur la marchandise.
Pourtant, Christopher Smith arrive très vite à surprendre en ne s'endormant pas sur l'application gentille et balisée du concept.
[Attention, le paragraphe suivant comprend de légers spoilers. Merci de surligner le texte pour le lire] Car ce qui semblait au départ être une banale histoire de réalité alternative, avec ses morts en pagaille et ses faux mystères de whodunit lorgne plutôt du côté de la boucle temporelle. Le film joue alors sur la surprise puisque loin de simplement reproduire les évènements selon un schéma encore une fois balisé, Jess tente de s'en sortir, quitte à aller à l'encontre des évènements en considérant progressivement quiconque comme l'ennemi à abattre sans se soucier d'éventuels paradoxes. Et le génie de Triangle, bien plus ludique qu'horrifique et dont le script a été poussé dans ses moindres détails, est de ne pas tout révéler, de ne pas tout expliquer au gros stabilo, mais de laisser quelques zones d'ombres. Certaines temporaires (on a l'impression lors de la première demi-heure d'avoir raté une scène avant de comprendre le comment du pourquoi), d'autres esquissées (la véritable fin ne se situe pas à la fin du film mais quelque part en son sein, en arrière plan).
Servi par une photo plaisante, une réalisation diablement efficace, parsemé de trouvailles visuelles indéniables (que se passe-t-il quand les évènements ont lieu en boucle et que leurs conséquences ne sont pas effacées ?) et couronné par un final parfaitement maitrisé, Triangle se révèle être une excellente surprise, encore une fois de celles que les distributeurs français boudent sans que l'on sache vraiment pourquoi. A ce titre, et bien que les Dvd et Blu-ray soient déjà disponibles outre-Manche pour une somme modique, le film n'a pas encore de date française (Allociné propose même de le télécharger gratuitement, en fait un lien vers les 7 premières minutes du film asiatique éponyme réalisé par Johnnie To, Tsui Hark et Ringo Lam). Vous savez ce qu'il vous reste à faire pour découvrir ce joli triturage de méninges terriblement efficace. J'en attend d'autant plus le futur et déjà salué Black Death du réal, une histoire médiévale une nouvelle fois forcément teintée de fantastique (nécromanciens et compagnie).
Au passage, je vous déconseille fortement de regarder les bandes annonces de Triangle disponibles sur le net (d'où leur absence ici), bandes annonces qui vous priveraient de la surprise de certaines révélations visuelles agréablement brutes. A bon entendeur...
mercredi 14 juillet 2010
Preview : Raiponce, le nouveau Disney de Noël
Grâce à mon poste de rédacteur chez Geek le mag et grâce également à nos amis de l'initiative How I Met Your Blogger que je ne remercierais jamais assez, j'ai eu le plaisir et la chance d'assister le 24 juin dernier à la présentation en avant première du futur Disney de Noël, Raiponce (ou Tangled dans la langue de Shakespeare).
Au cas où vous ignoriez tout de la chose, le département animation de chez Mickey adapte donc cette fois le conte éponyme des Frères Grimm pour la fin de l'année, le tout en images de synthèse et en 3D. Bien sûr, qui dit Disney dit que l'histoire originale a subi quelques changements d'usage, tant au niveau de l'aspect féérique que l'implication émotionnelle du spectateur, si chers à la firme.
Ainsi, et contrairement au conte originel, Raiponce (Rapunzel en V.o.) n'est pas ici la fille d'un pauvre couple dont la moitié féminine avait envie de manger des fleurs. Cette fois, tout commence lorsqu'une reine bienveillante tombe étrangement malade, et que le seul remède pour la sauver est une plante née d'une goute céleste. La plante est trouvée, la reine est sauvée, mais tout cela est très mal vécue par Mère Gothel, une sorcière qui utilisait la-dite fleur pour retrouver régulièrement sa jeunesse passée. Les propriétés magiques de la plante s'étant quelques temps plus tard retrouvées dans les cheveux de l'unique fille du couple royal (la Raiponce du titre, donc), Gothel kidnappe cette dernière et l'enferme dans une tour perdue et inaccessible. La sorcière élèvera ensuite l'enfant comme sa propre chair (avec les habituelles intentions malignes des méchants de Disney) en lui interdisant de mettre le nez dehors, car "the world is a dangerous place". Viendra ensuite Flynn Rider, un bandit qui trouvera accidentellement refuge dans la tour en étant coursé par la garde royale (pile le jour des 18 ans de Raiponce) et qui l'aidera à découvrir le monde.
Pour l'occasion, c'est l'ancien responsable des défunts studios de Montreuil et producteur Roy Conli (pour qui j'ai un immense respect depuis Le bossu de Notre Dame) qui est venu en personne nous présenter la chose, avec sous le bras tout un paquet d'images et de vidéos exclusives destinées à nous en mettre plein la vue. Après nous avoir expliqué la façon qu'ont les auteurs de Disney de concevoir leurs scénars (une histoire passionnante se déroulant dans une monde crédible et mettant en scène des personnages convaincants), le producteur s'est penché sur le challenge technique que représentaient les aventures d'une jeune fille aux cheveux longs de plusieurs dizaines de mètres. On se souvient du buzz qui avait entouré le film Montres et Compagnie rapport au rendu des poils de Sulley (le monstre bleu doublé par John Goodman), attendez vous à des remarques similaires concernant le rendu des vêtements et de la coiffure de Raiponce. Les programmeurs ont ainsi passé des mois à créer de nouvelles techniques pour que les étoffes (légères ou non, parfois sur plusieurs couches interagissants entre elles) et les cheveux de la belle s'animent de façon réaliste à l'écran, entre gestion de matières, problèmes de collision et nombre bluffant d'éléments à calculer (un être humain possède entre 100 et 150 000 cheveux !). Pour le coup, c'était vraiment impressionnant de voir dans le détail à quel niveau de réalisme ils sont arrivés.
Pourtant, au delà de la prouesse purement technique, bien d'autres aspects m'ont séduits lors de cette présentation. Tout d'abord, il est évident que je suis immédiatement tombé sous le charme de l'héroïne. Dessinée par Glen Keane, déjà responsable de merveilles sur La Belle et la bête, Tarzan, La petite sirène et surtout (en ce qui me concerne) Pocahontas, la miss possède ce quelque chose qui me parle immédiatement avec ses yeux globuleux et son pseudo caractère de cochon. Elle est à la fois naïve (elle n'a jamais vu le monde par respect pour les paroles de sa "mère" et a encore tout à découvrir) et énergique (elle en a marre de rester enfermée, tandis que sa première rencontre avec le séduisant voleur se solde à grands coups de poêle à frire dans la tronche dans une séquence inspirée d'Alien). En clair, Raiponce est une héroïne moderne dans tous les sens du terme et nul doute qu'elle marquera durablement les esprits. De plus, l'aspect gadget de sa chevelure (échelle, balançoire, lasso, arme imprévisible...) parle évidement au cœur de tout geek qui se respecte et achève de faire de Raiponce un personnage qui se suffit à lui-même.
Le reste de la production recèle également de belles surprises : les side-kicks sont par exemple tous des psychopathes en puissance, comme ce cheval de la garde aux réactions de chien de chasse ou Pascal le caméléon, sorte de Jiminy Cricket de Raiponce dont la philosophie semble être "cogne d'abord , on posera les questions après". Visuellement, le film possède également de belles "trouvailles", comme la reprise des cérémonies de lampions asiatiques nocturnes, ici utilisées par le roi, la reine et la capitale tout entière chaque anniversaire de la naissance de Raiponce dans l'espoir que celle-ci la remarque (ce qu'elle fait chaque année en se demandant ce que c'est) et rentre au bercail. Une séquence qui promet beaucoup malgré son aspect "la chanson du film composée par Alan Menken parce qu'il faut des chansons dans un Disney". Rajoutons à cela un casting qui fait bien envie (Mandy Moore mais surtout Zachary Levi et Ron Perlman), une production design supervisée par Dave Goetz (qui avait déjà travaillé avec Ron Conli à Montreuil sur Le Bossu de Notre Dame), une morale moins cul-cul que d'habitude ("T'as 18 ans, bouge tes fesses, il est temps de sortir de ta coquille et de remettre en question l'ordre établi qui régit ton existence") et la volonté des réalisateurs Byron Howard et Nathan Greno (déjà à l'oeuvre sur Volt)de revenir aux sources de ce qui a fait le sucès de Disney à ses début (le duo ne jure que par Cendrillon et La belle au bois dormant). Cerise sur le gâteau, la promesse d'une conclusion légèrement tragique, puisque si happy end il y aura, le métrage commence par le bandit affirmant "voici l'histoire de ma mort".
Inutile de préciser que j'attends désormais la chose avec une grande impatience puisque Raiponce reprend mes deux mamelles préférées made in Disney : d'une part l'aspect relativement adulte du récit (pour le moment pas de gentil chien-chien ou de gamins à l'horizon, une goute de tragique) et celui rentre dedans de certains héros type Stitch (tartes, torgnoles, no boundaries style). Reste à savoir si j'irais le découvrir en salle dès sa sortie le 1er Décembre, ou si j'aurais le courage d'affronter les hordes de marmots qui se presseront lors de l'habituel présentation spectacle au Grand Rex à partir du 17 Novembre.
Pour finir une petite preview datant de l'époque où le film s'appelait encore Rapunzel en Vo. (A noter que la 3D rend vachement bien, c'est autre chose que le Last Airbender de tout plat de Shyamalan !)
Au cas où vous ignoriez tout de la chose, le département animation de chez Mickey adapte donc cette fois le conte éponyme des Frères Grimm pour la fin de l'année, le tout en images de synthèse et en 3D. Bien sûr, qui dit Disney dit que l'histoire originale a subi quelques changements d'usage, tant au niveau de l'aspect féérique que l'implication émotionnelle du spectateur, si chers à la firme.
Ainsi, et contrairement au conte originel, Raiponce (Rapunzel en V.o.) n'est pas ici la fille d'un pauvre couple dont la moitié féminine avait envie de manger des fleurs. Cette fois, tout commence lorsqu'une reine bienveillante tombe étrangement malade, et que le seul remède pour la sauver est une plante née d'une goute céleste. La plante est trouvée, la reine est sauvée, mais tout cela est très mal vécue par Mère Gothel, une sorcière qui utilisait la-dite fleur pour retrouver régulièrement sa jeunesse passée. Les propriétés magiques de la plante s'étant quelques temps plus tard retrouvées dans les cheveux de l'unique fille du couple royal (la Raiponce du titre, donc), Gothel kidnappe cette dernière et l'enferme dans une tour perdue et inaccessible. La sorcière élèvera ensuite l'enfant comme sa propre chair (avec les habituelles intentions malignes des méchants de Disney) en lui interdisant de mettre le nez dehors, car "the world is a dangerous place". Viendra ensuite Flynn Rider, un bandit qui trouvera accidentellement refuge dans la tour en étant coursé par la garde royale (pile le jour des 18 ans de Raiponce) et qui l'aidera à découvrir le monde.
Pour l'occasion, c'est l'ancien responsable des défunts studios de Montreuil et producteur Roy Conli (pour qui j'ai un immense respect depuis Le bossu de Notre Dame) qui est venu en personne nous présenter la chose, avec sous le bras tout un paquet d'images et de vidéos exclusives destinées à nous en mettre plein la vue. Après nous avoir expliqué la façon qu'ont les auteurs de Disney de concevoir leurs scénars (une histoire passionnante se déroulant dans une monde crédible et mettant en scène des personnages convaincants), le producteur s'est penché sur le challenge technique que représentaient les aventures d'une jeune fille aux cheveux longs de plusieurs dizaines de mètres. On se souvient du buzz qui avait entouré le film Montres et Compagnie rapport au rendu des poils de Sulley (le monstre bleu doublé par John Goodman), attendez vous à des remarques similaires concernant le rendu des vêtements et de la coiffure de Raiponce. Les programmeurs ont ainsi passé des mois à créer de nouvelles techniques pour que les étoffes (légères ou non, parfois sur plusieurs couches interagissants entre elles) et les cheveux de la belle s'animent de façon réaliste à l'écran, entre gestion de matières, problèmes de collision et nombre bluffant d'éléments à calculer (un être humain possède entre 100 et 150 000 cheveux !). Pour le coup, c'était vraiment impressionnant de voir dans le détail à quel niveau de réalisme ils sont arrivés.
Pourtant, au delà de la prouesse purement technique, bien d'autres aspects m'ont séduits lors de cette présentation. Tout d'abord, il est évident que je suis immédiatement tombé sous le charme de l'héroïne. Dessinée par Glen Keane, déjà responsable de merveilles sur La Belle et la bête, Tarzan, La petite sirène et surtout (en ce qui me concerne) Pocahontas, la miss possède ce quelque chose qui me parle immédiatement avec ses yeux globuleux et son pseudo caractère de cochon. Elle est à la fois naïve (elle n'a jamais vu le monde par respect pour les paroles de sa "mère" et a encore tout à découvrir) et énergique (elle en a marre de rester enfermée, tandis que sa première rencontre avec le séduisant voleur se solde à grands coups de poêle à frire dans la tronche dans une séquence inspirée d'Alien). En clair, Raiponce est une héroïne moderne dans tous les sens du terme et nul doute qu'elle marquera durablement les esprits. De plus, l'aspect gadget de sa chevelure (échelle, balançoire, lasso, arme imprévisible...) parle évidement au cœur de tout geek qui se respecte et achève de faire de Raiponce un personnage qui se suffit à lui-même.
Le reste de la production recèle également de belles surprises : les side-kicks sont par exemple tous des psychopathes en puissance, comme ce cheval de la garde aux réactions de chien de chasse ou Pascal le caméléon, sorte de Jiminy Cricket de Raiponce dont la philosophie semble être "cogne d'abord , on posera les questions après". Visuellement, le film possède également de belles "trouvailles", comme la reprise des cérémonies de lampions asiatiques nocturnes, ici utilisées par le roi, la reine et la capitale tout entière chaque anniversaire de la naissance de Raiponce dans l'espoir que celle-ci la remarque (ce qu'elle fait chaque année en se demandant ce que c'est) et rentre au bercail. Une séquence qui promet beaucoup malgré son aspect "la chanson du film composée par Alan Menken parce qu'il faut des chansons dans un Disney". Rajoutons à cela un casting qui fait bien envie (Mandy Moore mais surtout Zachary Levi et Ron Perlman), une production design supervisée par Dave Goetz (qui avait déjà travaillé avec Ron Conli à Montreuil sur Le Bossu de Notre Dame), une morale moins cul-cul que d'habitude ("T'as 18 ans, bouge tes fesses, il est temps de sortir de ta coquille et de remettre en question l'ordre établi qui régit ton existence") et la volonté des réalisateurs Byron Howard et Nathan Greno (déjà à l'oeuvre sur Volt)de revenir aux sources de ce qui a fait le sucès de Disney à ses début (le duo ne jure que par Cendrillon et La belle au bois dormant). Cerise sur le gâteau, la promesse d'une conclusion légèrement tragique, puisque si happy end il y aura, le métrage commence par le bandit affirmant "voici l'histoire de ma mort".
Inutile de préciser que j'attends désormais la chose avec une grande impatience puisque Raiponce reprend mes deux mamelles préférées made in Disney : d'une part l'aspect relativement adulte du récit (pour le moment pas de gentil chien-chien ou de gamins à l'horizon, une goute de tragique) et celui rentre dedans de certains héros type Stitch (tartes, torgnoles, no boundaries style). Reste à savoir si j'irais le découvrir en salle dès sa sortie le 1er Décembre, ou si j'aurais le courage d'affronter les hordes de marmots qui se presseront lors de l'habituel présentation spectacle au Grand Rex à partir du 17 Novembre.
Pour finir une petite preview datant de l'époque où le film s'appelait encore Rapunzel en Vo. (A noter que la 3D rend vachement bien, c'est autre chose que le Last Airbender de tout plat de Shyamalan !)
samedi 3 juillet 2010
Extrait - Black Rock Shooter.
Il m'arrive rarement d'attendre la sortie d'un animé avec une impatience comble. Souvent, la hype me passe au dessus de la tête et je me dit que le jour où il sera disponible sera bien assez tôt pour succomber au charme du trait des chara designers et à la volupté de celui des animateurs. Mais rarement ne veut pas dire jamais.
Je n'ai ainsi pas honte d'avouer que j'ai bavé comme un con plusieurs mois avant la sortie d'Ergo Proxy, et il m'arrive un peu la même chose depuis autant de temps pour Black Rock Shooter. Un anime à la genèse un peu étrange puisqu'initié à la suite d'une simple illustration du surdoué Huke, l'illustration étant elle-même inspirée de l'univers de la jolie Miku Hastune des jeux musicauxVocaloid (si j'ai tout bien compris. N'hésitez pas à me laisse un com si je dis des conneries, internet est un formidable espace de discussion).
Après avoir succombé à l'achat d'un magasine juste pour retrouver la pâte artistique du monsieur et m'être ensuite jeté sur la commande d'une figurine de la belle (qui trône juste à côté de mon écran), voici que la Japan Expo 2010 comble mes désirs : deux stands d'exposants directement venus du pays du soleil levant m'ont en effet permis d'attiser mon attente à loisir.
Le premier stand, celui de la société Cospa, proposait en exclu deux modèles de T-shirts arborant des illustrations de la belle. Si j'ai craqué pour le noir avec une illustration b&w, je vais sans doute me les mordre de ne pas avoir également acheté le second, simplement parce qu'il était blanc et ce, malgré le fait que l'illustration, en couleur cette fois me plaisait un peu plus. Tout cela parce que le blanc, c'est salissant. Heureusement, je vois qu'il ressortira en Beige. Reste donc à trouver un shop qui le livre ici et le propose en préco pas trop cher.
Second Stand a vouloir à tout prix me faire investir dans un paquet de couches, celui de la société Figma, qui non seulement ne livre pas en France, mais, elle, ne proposait pas même de produits négociables sur le salon. Il fallait se contenter de figurines sous vitrine (visibles dans mon post précédent), certaines n'étant pas même encore sorties à la vente (d'ici la fin de l'année. C'est précommandé). Pour se faire pardonner, le stand proposait néanmoins une petite bande annonce du futur dessin animé Black Rock Shooter. Un aperçu qui valait sacrément le coup, au point que je le capture avec mon appareil photo dans une version à la qualité toute relative. Mais au moins, je peux me le repasser en boucle avant que l'animé ne fasse son apparition en fin de mois. *bave*, donc.
Je n'ai ainsi pas honte d'avouer que j'ai bavé comme un con plusieurs mois avant la sortie d'Ergo Proxy, et il m'arrive un peu la même chose depuis autant de temps pour Black Rock Shooter. Un anime à la genèse un peu étrange puisqu'initié à la suite d'une simple illustration du surdoué Huke, l'illustration étant elle-même inspirée de l'univers de la jolie Miku Hastune des jeux musicauxVocaloid (si j'ai tout bien compris. N'hésitez pas à me laisse un com si je dis des conneries, internet est un formidable espace de discussion).
Après avoir succombé à l'achat d'un magasine juste pour retrouver la pâte artistique du monsieur et m'être ensuite jeté sur la commande d'une figurine de la belle (qui trône juste à côté de mon écran), voici que la Japan Expo 2010 comble mes désirs : deux stands d'exposants directement venus du pays du soleil levant m'ont en effet permis d'attiser mon attente à loisir.
Le premier stand, celui de la société Cospa, proposait en exclu deux modèles de T-shirts arborant des illustrations de la belle. Si j'ai craqué pour le noir avec une illustration b&w, je vais sans doute me les mordre de ne pas avoir également acheté le second, simplement parce qu'il était blanc et ce, malgré le fait que l'illustration, en couleur cette fois me plaisait un peu plus. Tout cela parce que le blanc, c'est salissant. Heureusement, je vois qu'il ressortira en Beige. Reste donc à trouver un shop qui le livre ici et le propose en préco pas trop cher.
Second Stand a vouloir à tout prix me faire investir dans un paquet de couches, celui de la société Figma, qui non seulement ne livre pas en France, mais, elle, ne proposait pas même de produits négociables sur le salon. Il fallait se contenter de figurines sous vitrine (visibles dans mon post précédent), certaines n'étant pas même encore sorties à la vente (d'ici la fin de l'année. C'est précommandé). Pour se faire pardonner, le stand proposait néanmoins une petite bande annonce du futur dessin animé Black Rock Shooter. Un aperçu qui valait sacrément le coup, au point que je le capture avec mon appareil photo dans une version à la qualité toute relative. Mais au moins, je peux me le repasser en boucle avant que l'animé ne fasse son apparition en fin de mois. *bave*, donc.
vendredi 2 juillet 2010
Japan Expo 2010 : What We Always Dreamed Of
Impossible de ne pas avoir le sourire grand jusqu'aux oreilles à l'issue du premier jour de la 11eme édition de la Japan Expo. Je me souviens encore des premières éditions ayant pris place à la Défense, à l'époque ou je faisais partie de l'équipe de la librairie d'import Katsumi : un terrain de handball et demi de surface, une maigre salle de conférence avec des projos éparses, et le sentiment de faire partie d'un mouvement underground pseudo confidentiel. Un peu comme si la mairie d'une petite ville de banlieue avait prêté sa salle communale aux amateurs de cahiers d'images Panini.
A l'époque, les mangas s'achetaient en V.O. avec toutes les peines du monde, la convention de l'année était l'occasion pour les vendeurs de faire venir les plus beaux artbooks du Japon (des ouvrages aux prix exorbitants) et les VHS d'animés (parfois des copies de laser disques transcodées en Pal, le summon de la hype) circulaient sous le manteau. Inutile de dire qu'un petit otaque de l'époque aurait une montée d'endorphines aussi fulgurante que fatale à la vue du phénomène qu'est devenu l'évènement qui a successivement quitté le Cnit puis la Porte de Champerret pour le loger à Villepinte.
C'est bien simple : aujourd'hui la Japan Expo - couplée à l'édition française du Comic Con pour la seconde année consécutive - ressemble enfin à tout ce qu'on avait rêvé qu'elle soit. Si les années précédentes, il me suffisait d'une ou deux heures maximum pour pouvoir se repérer à l'aise dans ses allées, aujourd'hui, j'ai simplement et littéralement passé mon temps à me perdre entre les stands de goodies, de bouffe, les panels d'éditeurs, les magasins, les expositions et les espaces de dédicaces ou de jeu. En faisant le tri de mes photos de la journée, je réalise tout ce que je n'ai pas pris, assommé par la masse. C'est bien simple, certains endroits avaient le pouvoir de nous transporter dans l'espace et le temps, tandis qu'une forte odeur de ramen imprégnait parfois les étroites allées inondées de marchants et de visiteurs. Bonheur ultime : la fête a enfin réussi à concilier le côté un peu corpo officiel des dernières années (on trouvait à l'époque et en majorité que des éditions françaises, ce qui apparentait le forum à une fnac géanté parsemée de quelques animations) avec la passion des débuts et l'import d'objets aussi précieux et convoités que rares (merci aux libraires tout droit venus du Japon, venus offrir leurs fonds de stock).
Mieux, les invités n'ont jamais été aussi nombreux. Qu'il s'agisse de la partie Comic Con (Les dessinateurs et les scénaristes de Comics y cotoyent les acteurs de séries telles que Merlin, Highlander ou Hero Corp) ou de la partie Japan (Hideo Kojima, les Morning Musume...), c'est tout simplement de la folie furieuse.
Si vous n'avez jamais participé, c'est le moment où jamais de sauter sur l'occasion.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un petit aperçu en images. Je parlais de dépaysement, quoi de plus agréable que de se balader dans une foule remplie d'indigènes tout droit sortis de l'imaginaire collectif ?
Merci à tous les cosplayers, toujours plus inventifs et nombreux !
Autre source de dépaysement : les décors et les marchandises : Manger des bonbecs inconnus à coté d'une reproduction géante de Naruto, du bateau de One Piece ou de la maison de Tortue Génial : Priceless !
Saut dans le temps ensuite avec les monstrueux stands de jeux vidéos, plus nombreux que jamais, permettant de jouer à loisir aux antiques bornes d'arcade, mais aussi à la Nes, au Vectrex, à la Master system, au Spectrum (Metal Gear premier du nom !) entre deux tournois de Bomberman sur un combo Pc Engine-rétroprojecteur. Sans oublier le paradoxe temporel avec l'essai du dernier Castlevania de Kojima ou les démo publiques de Vanquish sur le stand Sega, une idée du pétage de rétine instantanné.
Autre comble du bonheur, une boutique miraculeuse offrait à la vente toutes ces merveilles : une Vectrex et un Pong, tous deux encore dans leurs boites d'origine aux côtés de cartouches Nes et autres joyeusetés qu'on croyait disparues depius toujours. Le tout à des prix alternant entre la bonne affaire et le pétage de cable de collectionneur fortuné ( 4€ la cartouche de Nes, 130€ le pacman lumineux à piles).
Continuons avec un petit tour du côté des figurines, avec d'une part la présentation de troublants générateurs de bave, et de l'autre d'inventives créations qu'on ne se lasse aps de retrouver d'année en année.
Enfin, entre les participants glorieux des stands Ankama (Mr Poulpe et Davy avec le Dvd de Karate Boy, Dara et son premier manga Appartement 44), Café Salé (et la publication des nouvelles élucubrations fantastico-historico-mystiques de la Grenouille Noire), j'en oublie et des meilleurs, le festival a saisi au vol l'opportunité de fêter les 30 ans de carrière de Tsukasa Hojo, maitre mangaka ayant bercé notre enfance avec Cat's Eyes et City Hunter (Nicky Larson). Un homme sans l'aide de qui le phénomène manga n'aurait sans doute pas la même ampleur de nos jours. A cette occasion, une "petite" exposition lui rendait hommage, avant qu'on ne lui décerne un Japan Expo Award d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
J'en oublie beaucoup, puisque comme je vous l'ai dit, je n'ai cessé de me perdre dans les allées, un fait assez exceptionnel qui m'a poussé à pondre ce petit billet jusque tard dans la nuit (il est 3h du mat) pour vous faire profiter de tout ça, tandis que je me lève dans 4 heures pour replonger dans cette folie furieuse.
Finalement, la seule chose qui n'a pas changé, c'est que la Japan Expo (et le Comic Con, donc) ca devrait durer toute l'année.
A l'époque, les mangas s'achetaient en V.O. avec toutes les peines du monde, la convention de l'année était l'occasion pour les vendeurs de faire venir les plus beaux artbooks du Japon (des ouvrages aux prix exorbitants) et les VHS d'animés (parfois des copies de laser disques transcodées en Pal, le summon de la hype) circulaient sous le manteau. Inutile de dire qu'un petit otaque de l'époque aurait une montée d'endorphines aussi fulgurante que fatale à la vue du phénomène qu'est devenu l'évènement qui a successivement quitté le Cnit puis la Porte de Champerret pour le loger à Villepinte.
C'est bien simple : aujourd'hui la Japan Expo - couplée à l'édition française du Comic Con pour la seconde année consécutive - ressemble enfin à tout ce qu'on avait rêvé qu'elle soit. Si les années précédentes, il me suffisait d'une ou deux heures maximum pour pouvoir se repérer à l'aise dans ses allées, aujourd'hui, j'ai simplement et littéralement passé mon temps à me perdre entre les stands de goodies, de bouffe, les panels d'éditeurs, les magasins, les expositions et les espaces de dédicaces ou de jeu. En faisant le tri de mes photos de la journée, je réalise tout ce que je n'ai pas pris, assommé par la masse. C'est bien simple, certains endroits avaient le pouvoir de nous transporter dans l'espace et le temps, tandis qu'une forte odeur de ramen imprégnait parfois les étroites allées inondées de marchants et de visiteurs. Bonheur ultime : la fête a enfin réussi à concilier le côté un peu corpo officiel des dernières années (on trouvait à l'époque et en majorité que des éditions françaises, ce qui apparentait le forum à une fnac géanté parsemée de quelques animations) avec la passion des débuts et l'import d'objets aussi précieux et convoités que rares (merci aux libraires tout droit venus du Japon, venus offrir leurs fonds de stock).
Mieux, les invités n'ont jamais été aussi nombreux. Qu'il s'agisse de la partie Comic Con (Les dessinateurs et les scénaristes de Comics y cotoyent les acteurs de séries telles que Merlin, Highlander ou Hero Corp) ou de la partie Japan (Hideo Kojima, les Morning Musume...), c'est tout simplement de la folie furieuse.
Si vous n'avez jamais participé, c'est le moment où jamais de sauter sur l'occasion.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un petit aperçu en images. Je parlais de dépaysement, quoi de plus agréable que de se balader dans une foule remplie d'indigènes tout droit sortis de l'imaginaire collectif ?
Merci à tous les cosplayers, toujours plus inventifs et nombreux !
Autre source de dépaysement : les décors et les marchandises : Manger des bonbecs inconnus à coté d'une reproduction géante de Naruto, du bateau de One Piece ou de la maison de Tortue Génial : Priceless !
Saut dans le temps ensuite avec les monstrueux stands de jeux vidéos, plus nombreux que jamais, permettant de jouer à loisir aux antiques bornes d'arcade, mais aussi à la Nes, au Vectrex, à la Master system, au Spectrum (Metal Gear premier du nom !) entre deux tournois de Bomberman sur un combo Pc Engine-rétroprojecteur. Sans oublier le paradoxe temporel avec l'essai du dernier Castlevania de Kojima ou les démo publiques de Vanquish sur le stand Sega, une idée du pétage de rétine instantanné.
Autre comble du bonheur, une boutique miraculeuse offrait à la vente toutes ces merveilles : une Vectrex et un Pong, tous deux encore dans leurs boites d'origine aux côtés de cartouches Nes et autres joyeusetés qu'on croyait disparues depius toujours. Le tout à des prix alternant entre la bonne affaire et le pétage de cable de collectionneur fortuné ( 4€ la cartouche de Nes, 130€ le pacman lumineux à piles).
Continuons avec un petit tour du côté des figurines, avec d'une part la présentation de troublants générateurs de bave, et de l'autre d'inventives créations qu'on ne se lasse aps de retrouver d'année en année.
Enfin, entre les participants glorieux des stands Ankama (Mr Poulpe et Davy avec le Dvd de Karate Boy, Dara et son premier manga Appartement 44), Café Salé (et la publication des nouvelles élucubrations fantastico-historico-mystiques de la Grenouille Noire), j'en oublie et des meilleurs, le festival a saisi au vol l'opportunité de fêter les 30 ans de carrière de Tsukasa Hojo, maitre mangaka ayant bercé notre enfance avec Cat's Eyes et City Hunter (Nicky Larson). Un homme sans l'aide de qui le phénomène manga n'aurait sans doute pas la même ampleur de nos jours. A cette occasion, une "petite" exposition lui rendait hommage, avant qu'on ne lui décerne un Japan Expo Award d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
J'en oublie beaucoup, puisque comme je vous l'ai dit, je n'ai cessé de me perdre dans les allées, un fait assez exceptionnel qui m'a poussé à pondre ce petit billet jusque tard dans la nuit (il est 3h du mat) pour vous faire profiter de tout ça, tandis que je me lève dans 4 heures pour replonger dans cette folie furieuse.
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