A la sortie d'Akira, beaucoup de jeunes adolescents n'avaient qu'une envie : conduire la moto de Kaneda. Six ans plus tôt avec Tron, leurs ainés avaient, eux, envie de se balader dans les méandres de leur pc au guidon d'un Lightcycle, une extraordinaire moto laissant dans son sillage une belle trainée de lumière solide. Si le phénomène risque de se reproduire à la fin de l'année avec la sortie de Tron : Legacy au cinoche, conduire une de ces cyber-motos dernier modèle peut devenir une réalité pour quelques chanceux fortunés!
Comme l'indique le site de "jeux vidéos et de bien d'autres choses" Kotaku, les Parkers Brothers Choppers de Floride (ceux qui avaient déjà vendu des réplique du Batpod mis en scène dans The Dark Knight) se sont amusés à reproduire les fameuses motos du film fantastique de Disney (et leurs casques). C'est du 1000Cc, ça marche à essence et il y en a cinq à vendre, pour s'amuser entre potes, pour seulement 35 000$ l'unité.
Seul soucis, impossible de dire si les veinards auront l'autorisation de rouler avec en pleine ville étant donné que : 1/les bolides ne sont pas garantis (j'imagine la tronche de l'assureur) et que 2/les casques ne sont pas homologués. Ca ferait au moins un bel objet pour qui possède déjà un circuit privé, et ça ferait bien la paire avec les motos Evangelion. *sigh*
Lien vers l'annonce : >>Ici<<
Source
mercredi 30 juin 2010
mardi 29 juin 2010
The IT Crowd : The Game !
C'est Vendredi dernier sur Channel 4 qu'a enfin repris l'excellente sitcom geek The IT Crowd de Graham Lineham, une série dans laquelle nous découvrons le quotidien au combien décalé du département informatique de la gigantesque multinationale Reynholm Industries.
On y retrouve bien évidemment Roy (Chris O'Dowd, FM, Roman's Empire), Moss (Richard Ayoade, Garth Margenghi's Darkplace et son spinoff Man to Man), Jenn (Katherine Parkinson, The Boat that Rocked/Pirate Radio) et last but not least le patron Douglas (Matt Berry, Darkplace et Snuff Box) dans un festival de gags non-sensiques qui permettent à la série de renouer avec ses meilleurs épisodes suite à une troisième saison en demi-teinte.
Si je vous laisse le soin de découvrir par vous-même le contenu de cet excellent season premiere, il est par contre hors de question que je passe sous silence la présence sur le site de la chaîne d'un jeu en flash qui reprend à merveille l'humour de la chose. Dans ce petit intermède video-ludique où l'on retrouve tant les graphismes du merveilleux générique que quelques photos délirantes, vous êtes chargés de faire la chasse au spam et aux virus en tant que nouvelle recru du IT department.
Explications inutiles, pop-ups tordus venant à point nommé, difficulté qui ne rebutera que ceux n'ayant jamais touché une souris, voila de quoi s'amuser quelques minutes en buvant son café avant de reprendre un VRAI travail.
Le jeu The IT Crowd, c'est par >>Ici<<.
Quand à la quatrième saison de la série, elle passe donc tous les vendredi soir en Angleterre sur Channel 4, et sortira en Dvd dans la foulée, à l'issue de de la diffusion de ses six épisodes.
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On y retrouve bien évidemment Roy (Chris O'Dowd, FM, Roman's Empire), Moss (Richard Ayoade, Garth Margenghi's Darkplace et son spinoff Man to Man), Jenn (Katherine Parkinson, The Boat that Rocked/Pirate Radio) et last but not least le patron Douglas (Matt Berry, Darkplace et Snuff Box) dans un festival de gags non-sensiques qui permettent à la série de renouer avec ses meilleurs épisodes suite à une troisième saison en demi-teinte.
Si je vous laisse le soin de découvrir par vous-même le contenu de cet excellent season premiere, il est par contre hors de question que je passe sous silence la présence sur le site de la chaîne d'un jeu en flash qui reprend à merveille l'humour de la chose. Dans ce petit intermède video-ludique où l'on retrouve tant les graphismes du merveilleux générique que quelques photos délirantes, vous êtes chargés de faire la chasse au spam et aux virus en tant que nouvelle recru du IT department.
Explications inutiles, pop-ups tordus venant à point nommé, difficulté qui ne rebutera que ceux n'ayant jamais touché une souris, voila de quoi s'amuser quelques minutes en buvant son café avant de reprendre un VRAI travail.
Le jeu The IT Crowd, c'est par >>Ici<<.
Quand à la quatrième saison de la série, elle passe donc tous les vendredi soir en Angleterre sur Channel 4, et sortira en Dvd dans la foulée, à l'issue de de la diffusion de ses six épisodes.
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dimanche 27 juin 2010
Coup de Coeur : Big Nothing
Parfois, il y a des films que je me garde dans un coin, en attendant d'être motivé pour les voir ou en attendant qu'un déclic se fasse.
Ce soir, c'était au tour de Big Nothing de passer à la casserole. Déjà alléchant niveau casting (David -Ross de Friends- Schwimmer et Simon -Shaun of the dead- Pegg, accompagnés de la jolie mais peu connue Alice Eve), la chose a atterri au top de ma liste de visionnage quand j'ai réalisé qu'elle était le second film de monsieur Jean-Baptiste Andrea, co-responsable de l'excellent mais trop sous-estimé Dead End (ça fait bien de dire que cette perle avec Ray Wise est sous estimée, car si ceux qui l'ai vu en font toujours les louanges, ils ne sont pas assez).
Big Nothing, c'est l'histoire de Charlie (D. Schwimmer), un romancier sans chance et sans le sou. Aujourd'hui mis au pied du mur, Charlie se force à prendre le premier job qui lui tombe sous la main histoire de soutenir sa petite famille (une femme chef de police et une petite blondinette mimi habitant dans un trou paumé). Mais malgré ses efforts, le sort s'acharne et le gus est incapable de garder un simple taf de standardiste. Au bout du rouleau, il accepte la proposition de son collègue Gus (S. Pegg) : arnaquer un pasteur client de sites pédophiles et se faire un paquet de thunes ni vu ni connu. C'est là que tout commence à partir en sucette.
Sur le papier, Big Nothing utilise déjà un de mes points de départ préférés : un gars dans la merde, toujours droit, toujours honnête, qui se retrouve dans la pire des situations suite à une seule et unique décision à la con. Le postula, loin d'être moralisateur en dépit des apparences, a l'avantage de placer un véritable héros dans une situation bien pérave avant de nous laisser deviner si, oui ou non, il va s'en sortir. Généralement, cela donne quelque chose de grand, comme le très bon Red Rock West (John Dahl, Nicolas Cage), et les variations accouchent elles aussi de très bonnes pelloches (remplacer le bon héros par un flic pourri à la moelle et vous obtenez l'implacable Roméo is bleeding (Peter Medak/Gary Oldman)).
Jouant sur l'économie de personnages (une grosse dizaine en tout et pour tout du début à la fin du film), Jean-Baptise Andrea nous livre une belle fiesta de vannes dans laquelle les coïncidences idiotes, les retournements de situations et les accidents fortuits sont légion. Tout dégénère très vite, les cadavres s'accumulent aussi vite que les bons mots et le script est assez intelligent pour comprendre les mécaniques des genres qu'il visite (polar, whodunit, avec une touche de film noir) et contourner les attentes du spectateurs afin de le surprendre avec une régularité qui force le respect.
Plus sombre et possédant des protagonistes mieux établit, Big Nothing n'est pourtant pas sans rappeler le Serial Lover de James Huth, tant de part son humour (le grand guignol en moins) que par sa propension à faire la chasse au temps mort. On ne s'y trompe d'ailleurs pas, le réalisateur et scénariste travaillera ensuite sur Hellphone, troisième film du sieur Huth qui, entre deux grosses licences relativement inégales avec Jean Dujardin (Brice de Nice puis Lucky Luke), sait livrer des pépites autrement plus personnelles.
Rajoutons à cela le fait que les dialogues et les réactions font souvent mouche, que les acteurs sont loin de décevoir, que certaines élucubration sont fournies sous forme animée et qu'une bande son bien rock (Rammstein, Eels, Noir Désir...) et il est inutile d'aller plus loin pour vous conseiller ce film qui remplira bien mieux votre temps qu'un énième nanar tout pourri boursoufflé à grands coups de dollars.
Surprenant, fun, presque touchant par moment, Big Nothing mérite bien mieux que la sortie à la va-vite en DTV dont il a bénéficié en Octobre dernier. Au moins, ça lui permet de ne couter que 5€ sur amazon, et d'être la petite galette que vous rajouterez à votre panier en bonus lors de votre prochaine commande...
Big Nothing - 2006
Réal : Jean-Baptiste Andrea
Int : David Schwimmer, Simon Pegg, Alice Eve, Natasha McElhone, Jon Polito, mimi Rodgers...
Bonus Dvd : bande annonce, making of (14"), Simon Pegg's video Diary (11"), Simon Pegg vu par David Schwimmer (et le reste de l'équipe. 2"30), Galerie Photo.
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Ce soir, c'était au tour de Big Nothing de passer à la casserole. Déjà alléchant niveau casting (David -Ross de Friends- Schwimmer et Simon -Shaun of the dead- Pegg, accompagnés de la jolie mais peu connue Alice Eve), la chose a atterri au top de ma liste de visionnage quand j'ai réalisé qu'elle était le second film de monsieur Jean-Baptiste Andrea, co-responsable de l'excellent mais trop sous-estimé Dead End (ça fait bien de dire que cette perle avec Ray Wise est sous estimée, car si ceux qui l'ai vu en font toujours les louanges, ils ne sont pas assez).
Big Nothing, c'est l'histoire de Charlie (D. Schwimmer), un romancier sans chance et sans le sou. Aujourd'hui mis au pied du mur, Charlie se force à prendre le premier job qui lui tombe sous la main histoire de soutenir sa petite famille (une femme chef de police et une petite blondinette mimi habitant dans un trou paumé). Mais malgré ses efforts, le sort s'acharne et le gus est incapable de garder un simple taf de standardiste. Au bout du rouleau, il accepte la proposition de son collègue Gus (S. Pegg) : arnaquer un pasteur client de sites pédophiles et se faire un paquet de thunes ni vu ni connu. C'est là que tout commence à partir en sucette.
Sur le papier, Big Nothing utilise déjà un de mes points de départ préférés : un gars dans la merde, toujours droit, toujours honnête, qui se retrouve dans la pire des situations suite à une seule et unique décision à la con. Le postula, loin d'être moralisateur en dépit des apparences, a l'avantage de placer un véritable héros dans une situation bien pérave avant de nous laisser deviner si, oui ou non, il va s'en sortir. Généralement, cela donne quelque chose de grand, comme le très bon Red Rock West (John Dahl, Nicolas Cage), et les variations accouchent elles aussi de très bonnes pelloches (remplacer le bon héros par un flic pourri à la moelle et vous obtenez l'implacable Roméo is bleeding (Peter Medak/Gary Oldman)).
Jouant sur l'économie de personnages (une grosse dizaine en tout et pour tout du début à la fin du film), Jean-Baptise Andrea nous livre une belle fiesta de vannes dans laquelle les coïncidences idiotes, les retournements de situations et les accidents fortuits sont légion. Tout dégénère très vite, les cadavres s'accumulent aussi vite que les bons mots et le script est assez intelligent pour comprendre les mécaniques des genres qu'il visite (polar, whodunit, avec une touche de film noir) et contourner les attentes du spectateurs afin de le surprendre avec une régularité qui force le respect.
Plus sombre et possédant des protagonistes mieux établit, Big Nothing n'est pourtant pas sans rappeler le Serial Lover de James Huth, tant de part son humour (le grand guignol en moins) que par sa propension à faire la chasse au temps mort. On ne s'y trompe d'ailleurs pas, le réalisateur et scénariste travaillera ensuite sur Hellphone, troisième film du sieur Huth qui, entre deux grosses licences relativement inégales avec Jean Dujardin (Brice de Nice puis Lucky Luke), sait livrer des pépites autrement plus personnelles.
Rajoutons à cela le fait que les dialogues et les réactions font souvent mouche, que les acteurs sont loin de décevoir, que certaines élucubration sont fournies sous forme animée et qu'une bande son bien rock (Rammstein, Eels, Noir Désir...) et il est inutile d'aller plus loin pour vous conseiller ce film qui remplira bien mieux votre temps qu'un énième nanar tout pourri boursoufflé à grands coups de dollars.
Surprenant, fun, presque touchant par moment, Big Nothing mérite bien mieux que la sortie à la va-vite en DTV dont il a bénéficié en Octobre dernier. Au moins, ça lui permet de ne couter que 5€ sur amazon, et d'être la petite galette que vous rajouterez à votre panier en bonus lors de votre prochaine commande...
Big Nothing - 2006
Réal : Jean-Baptiste Andrea
Int : David Schwimmer, Simon Pegg, Alice Eve, Natasha McElhone, Jon Polito, mimi Rodgers...
Bonus Dvd : bande annonce, making of (14"), Simon Pegg's video Diary (11"), Simon Pegg vu par David Schwimmer (et le reste de l'équipe. 2"30), Galerie Photo.
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lundi 21 juin 2010
Scott Pilgrim Vs The World : LA TRACKLIST !!
Indispensable élément de l'adaptation du comic book Scott Pilgrim au cinoche, la bande son du futur chef d’œuvre (n'ayons pas peur des mots) d'Edgar Wright (la série Spaced, Shaun of the Dead, Hot Fuzz) a enfin été dévoilée par le site Pitchfork.
Au programme, un petit paquet de groupes dont la discographie va inévitablement repasser au premier plan de tous nos mp3 players avant la fin de l'été.
Pêle-mêle on y trouve Beck (qui se charge ici de composer les morceaux du groupe de Scott, les Sex Bob-Omb !), Frank Black et les Rolling Stones aux côtés quelques groupes "un peu" moins connus (T-Rex, Metric, Blood red shoes, the Bluetones...) qui, si leurs tracks cartonnent autant qu'on l'espère, vont eux aussi vite se faire connaitre de l'énorme vague de geeks mordant l'oreiller avec impatience.
Voici la tracklist :
Scott Pilgrim Vs. the World soundtrack:
01 SEX BOB-OMB (Beck): "We Are SEX BOB-OMB"
02 Plumtree: "Scott Pilgrim"
03 Frank Black: "I Heard Ramona Sing"
04 Beachwood Sparks: "By Your Side"
05 Black Lips: "O Katrina!"
06 Crash and the Boys (Broken Social Scene): "I'm So Sad, So Very, Very Sad"
07 Crash and the Boys (Broken Social Scene): "We Hate You Please Die"
08 SEX BOB-OMB (Beck): "Garbage Truck"
09 T. Rex: "Teenage Dream"
10 The Bluetones: "Sleazy Bed Track"
11 Blood Red Shoes: "It's Getting Boring by the Sea"
12 Metric: "Black Sheep"
13 SEX BOB-OMB (Beck): "Threshold"
14 Broken Social Scene: "Anthems for a Seventeen-Year-Old Girl"
15 The Rolling Stones: "Under My Thumb"
16 Beck: "Ramona (Acoustic)"
17 Beck: "Ramona"
18 SEX BOB-OMB (Beck): "Summertime"
19 Brian LeBarton: "Threshold 8 Bit"
Et puis comme je ne m'en lasse pas (et qu'elle a été postée pour accompagner l'article original), voici la bande annonce internationale du film.
Pour mémoire, Scott Pilgrim Vs The World a été repoussé en Octobre chez nous (accessoirement, j'attends encore la traduction française de ce titre, traduction qui ne manquera pas d'être extraordinaire. Au hazard, Scott Pilgrim contre les 7 diaboliques ?). Qui va payer son ticket pour Londres en Août pour aller voir la chose en temps et en heure ?
Source : Pitchfork
Au programme, un petit paquet de groupes dont la discographie va inévitablement repasser au premier plan de tous nos mp3 players avant la fin de l'été.
Pêle-mêle on y trouve Beck (qui se charge ici de composer les morceaux du groupe de Scott, les Sex Bob-Omb !), Frank Black et les Rolling Stones aux côtés quelques groupes "un peu" moins connus (T-Rex, Metric, Blood red shoes, the Bluetones...) qui, si leurs tracks cartonnent autant qu'on l'espère, vont eux aussi vite se faire connaitre de l'énorme vague de geeks mordant l'oreiller avec impatience.
Voici la tracklist :
Scott Pilgrim Vs. the World soundtrack:
01 SEX BOB-OMB (Beck): "We Are SEX BOB-OMB"
02 Plumtree: "Scott Pilgrim"
03 Frank Black: "I Heard Ramona Sing"
04 Beachwood Sparks: "By Your Side"
05 Black Lips: "O Katrina!"
06 Crash and the Boys (Broken Social Scene): "I'm So Sad, So Very, Very Sad"
07 Crash and the Boys (Broken Social Scene): "We Hate You Please Die"
08 SEX BOB-OMB (Beck): "Garbage Truck"
09 T. Rex: "Teenage Dream"
10 The Bluetones: "Sleazy Bed Track"
11 Blood Red Shoes: "It's Getting Boring by the Sea"
12 Metric: "Black Sheep"
13 SEX BOB-OMB (Beck): "Threshold"
14 Broken Social Scene: "Anthems for a Seventeen-Year-Old Girl"
15 The Rolling Stones: "Under My Thumb"
16 Beck: "Ramona (Acoustic)"
17 Beck: "Ramona"
18 SEX BOB-OMB (Beck): "Summertime"
19 Brian LeBarton: "Threshold 8 Bit"
Et puis comme je ne m'en lasse pas (et qu'elle a été postée pour accompagner l'article original), voici la bande annonce internationale du film.
Pour mémoire, Scott Pilgrim Vs The World a été repoussé en Octobre chez nous (accessoirement, j'attends encore la traduction française de ce titre, traduction qui ne manquera pas d'être extraordinaire. Au hazard, Scott Pilgrim contre les 7 diaboliques ?). Qui va payer son ticket pour Londres en Août pour aller voir la chose en temps et en heure ?
Source : Pitchfork
Dofus Arena : comme un air de FF Tactics
Final Fantasy Tactics. A l'évocation de ce jeu mythique, initialement sorti sur la première Playstation, nombreux sont les joueurs à saliver de nostalgie, se rappelant un challenge vivifiant porté par un gameplay calculé au millimètre. Un challenge qui récompensait la réflexion et l'audace, tandis que chaque décision, chaque choix tactique, qu'il fut d'ordre logistique ou stratégique, avait une influence primordiale sur l'issue de duels fiévreux. FF Tactics, c'est un peu le jeu d'échec des geeks, un jeu où le roi pouvait faire cramer son adversaire et dans lequel les soldats s'alliaient pour enchainer les attaques avec une inventivité machiavélique et des résultats dévastateurs.
C'est porté par l'amour pour FF Tactics que les programmeurs d'Ankama ont continué à développer dans leur coin Dofus Arena, un jeu gratuit axé essentiellement sur le PVP et accessible à tous dès le 21 Juin (oui, c'est aujourd'hui).
De nos jours, impossible de parler de jeu massivement multijoueur en France sans évoquer Dofus, fameux jeu d'Ankama dont l'univers n'a cessé de grandir ces dernières années, tant grâce à l'amour de son public qu'à une formidable avalanche de produits dérivés (du manga au dessin animé en passant par les peluches et autres joyeusetés).
Pourtant, et malgré ce succès fracassant, Dofus est aujourd'hui assez loin de son concept initial. En effet, si ce jeu d'aventure aux millions de joueurs continue encore et toujours de passionner, les instigateurs de la chose avaient au départ une toute autre idée en tête. Quelque chose de plus technique, de plus axé sur le duel entre joueurs. En grands amateurs de Final Fantasy Tactics, les concepteurs du jeu avaient ainsi initialement prévu de lancer leur bébé dans le sillage de cet excellent tactical RPG, ce avant que les souhaits et les demandes de la foule grandissante ne les poussent dans une direction plus scénarisée et plus ouverte. Mais les programmeurs n'ont jamais laissé tomber l'idée de consacrer un jeu exclusivement au PVP (ou player versus player).
C'est ainsi que parallèlement à l'évolution de Dofus s'est dévellopé Dofus Arena. Dans celui-ci, les 24 démons des heures s'amusent à capturer les aventuriers de l'univers de Dofus (Dofus mais aussi les futurs Wakfu et Islands of Wakfu) afin de les faire s'affronter dans des combats d'arène. Ici, le scénario est réduit à son minimum : seuls comptent la stratégie et la customisation de votre équipe avant que vos combats ne décident qui de vous ou de votre adversaire sortira vainqueur du duel.
Via un système de cartes similaire à celui de Battleforge, le joueur est ainsi amené à composer son équipe en disposant d'un capital de départ fixe. Libre à vous de choisir le nombre de combattant de votre équipe (1 à 6) et de leur affecter équipements et sorts divers pour confronter ses stratégies aux autres challengers.
Simple, efficace mais surtout impardonnable, le mode Elite de Dofus Arena est le résultat de 5 ans d'équilibrage et de bêta tests, destinés à proposer une architecture la plus juste possible afin qu'aucune équipe ne puisse, sur le papier, être plus forte qu'une autre. Tout est disponible dès le départ : ce qui compte, c'est ce qu'on en fait.
Bien sûr, les concepteurs n'ont pas pour vocation de créer un jeu hermétique, seulement accessible à ceux qui ont déjà des centaines d'heures d'expérience derrière eux. Dans cette optique, le mode Evolution peut servir de tutoriel en guidant les novices via un encadrement scénarisé qui va leur permettre de se faire la main. On y retrouve une gestion d'équipe qualifiée de "sportive" par les développeurs : évolution des combattants via un arbre de talents, gestion des blessures d'un combat à l'autre, moral de l'équipe, vieillissement des combattants afin d'éviter d'arriver à un niveau palier où aucune évolution n'est plus possible... Tout à été fait pour que ce mode soit le plus dynamique possible et ne lasse jamais le joueur.
Dofus Arena intègre également une gestion par palier du niveau des participants (afin de ne pas faire se rencontrer débutants et confirmés), ainsi que l'attribution de "public points" utiles pour définir tant la réputation des équipes que leur place dans un classement continu régulièrement remis à zéro (à priori tous les 6 mois).
Pour ajouter au fun de l'aventure, le côté cross-gaming a lui aussi été étudié histoire que le passage de Dofus/Wakfu à Dofus Arena (et inversement) se fasse le plus simplement du monde et récompense les amateurs. L'organisation de tournois offre par exemple la possibilité de gagner des objets qu'il serait fastidieux de récolter en faisant du "farming" durant plusieurs heures (et qui dirait non à la possibilité de participer à un tournoi au lieu de taper bêtement du monstre des heures durant ?). On parle aussi du développement d'un outil ouvrant al voie à des tournois customisables gérés par les joueurs.
Accompagné d'un nouveau manga dédié, Dofus Arena ne demande donc qu'une chose, qu'on l'essaye (vu qu'il est intégralement gratos). Qui sait ? Peut-être avez-vous trouvé le nouveau truc qui va vous bouffer tout votre temps libre cet été (et au-délà), au moment où tout le monde a déserté World of Warcraft pour partir en vacances !!
C'est porté par l'amour pour FF Tactics que les programmeurs d'Ankama ont continué à développer dans leur coin Dofus Arena, un jeu gratuit axé essentiellement sur le PVP et accessible à tous dès le 21 Juin (oui, c'est aujourd'hui).
De nos jours, impossible de parler de jeu massivement multijoueur en France sans évoquer Dofus, fameux jeu d'Ankama dont l'univers n'a cessé de grandir ces dernières années, tant grâce à l'amour de son public qu'à une formidable avalanche de produits dérivés (du manga au dessin animé en passant par les peluches et autres joyeusetés).
Pourtant, et malgré ce succès fracassant, Dofus est aujourd'hui assez loin de son concept initial. En effet, si ce jeu d'aventure aux millions de joueurs continue encore et toujours de passionner, les instigateurs de la chose avaient au départ une toute autre idée en tête. Quelque chose de plus technique, de plus axé sur le duel entre joueurs. En grands amateurs de Final Fantasy Tactics, les concepteurs du jeu avaient ainsi initialement prévu de lancer leur bébé dans le sillage de cet excellent tactical RPG, ce avant que les souhaits et les demandes de la foule grandissante ne les poussent dans une direction plus scénarisée et plus ouverte. Mais les programmeurs n'ont jamais laissé tomber l'idée de consacrer un jeu exclusivement au PVP (ou player versus player).
C'est ainsi que parallèlement à l'évolution de Dofus s'est dévellopé Dofus Arena. Dans celui-ci, les 24 démons des heures s'amusent à capturer les aventuriers de l'univers de Dofus (Dofus mais aussi les futurs Wakfu et Islands of Wakfu) afin de les faire s'affronter dans des combats d'arène. Ici, le scénario est réduit à son minimum : seuls comptent la stratégie et la customisation de votre équipe avant que vos combats ne décident qui de vous ou de votre adversaire sortira vainqueur du duel.
Via un système de cartes similaire à celui de Battleforge, le joueur est ainsi amené à composer son équipe en disposant d'un capital de départ fixe. Libre à vous de choisir le nombre de combattant de votre équipe (1 à 6) et de leur affecter équipements et sorts divers pour confronter ses stratégies aux autres challengers.
Simple, efficace mais surtout impardonnable, le mode Elite de Dofus Arena est le résultat de 5 ans d'équilibrage et de bêta tests, destinés à proposer une architecture la plus juste possible afin qu'aucune équipe ne puisse, sur le papier, être plus forte qu'une autre. Tout est disponible dès le départ : ce qui compte, c'est ce qu'on en fait.
Bien sûr, les concepteurs n'ont pas pour vocation de créer un jeu hermétique, seulement accessible à ceux qui ont déjà des centaines d'heures d'expérience derrière eux. Dans cette optique, le mode Evolution peut servir de tutoriel en guidant les novices via un encadrement scénarisé qui va leur permettre de se faire la main. On y retrouve une gestion d'équipe qualifiée de "sportive" par les développeurs : évolution des combattants via un arbre de talents, gestion des blessures d'un combat à l'autre, moral de l'équipe, vieillissement des combattants afin d'éviter d'arriver à un niveau palier où aucune évolution n'est plus possible... Tout à été fait pour que ce mode soit le plus dynamique possible et ne lasse jamais le joueur.
Dofus Arena intègre également une gestion par palier du niveau des participants (afin de ne pas faire se rencontrer débutants et confirmés), ainsi que l'attribution de "public points" utiles pour définir tant la réputation des équipes que leur place dans un classement continu régulièrement remis à zéro (à priori tous les 6 mois).
Pour ajouter au fun de l'aventure, le côté cross-gaming a lui aussi été étudié histoire que le passage de Dofus/Wakfu à Dofus Arena (et inversement) se fasse le plus simplement du monde et récompense les amateurs. L'organisation de tournois offre par exemple la possibilité de gagner des objets qu'il serait fastidieux de récolter en faisant du "farming" durant plusieurs heures (et qui dirait non à la possibilité de participer à un tournoi au lieu de taper bêtement du monstre des heures durant ?). On parle aussi du développement d'un outil ouvrant al voie à des tournois customisables gérés par les joueurs.
Accompagné d'un nouveau manga dédié, Dofus Arena ne demande donc qu'une chose, qu'on l'essaye (vu qu'il est intégralement gratos). Qui sait ? Peut-être avez-vous trouvé le nouveau truc qui va vous bouffer tout votre temps libre cet été (et au-délà), au moment où tout le monde a déserté World of Warcraft pour partir en vacances !!
vendredi 18 juin 2010
Randow GIF(s) of the day
Quand on vous dit de pas nourrir les pigeons parce qu'ils risquent de devenir gros et de chier partout ...
(ok il est vieux, amis il m'a toujours bien fait marrer).
Et puisqu'on est dans les trucs con/oldies but goodies...
Enfin, faites-pas comme lui mais faites pas non plus comme moi lors de mon premier shot à la paille : j'attendais que la flamme se calme (mais bien sûr, dans un verre d'alcool) mais au lieu de ça, la paille a cramé.
Au moins ça, c'est fait...
(ok il est vieux, amis il m'a toujours bien fait marrer).
Et puisqu'on est dans les trucs con/oldies but goodies...
Enfin, faites-pas comme lui mais faites pas non plus comme moi lors de mon premier shot à la paille : j'attendais que la flamme se calme (mais bien sûr, dans un verre d'alcool) mais au lieu de ça, la paille a cramé.
Au moins ça, c'est fait...
jeudi 17 juin 2010
Grimoire NieR : Artbook review
L'an dernier, une amie -la même qui a inventé l'expression "poutrer du zombie tout en restant féminine" dans la pré-bande-annonce du documentaire Suck My Geek- m'a pointé du doigt la vidéo d'un jeu qu'elle attendait avec impatience entre le futur Castlevania supervisé par Hideo Kojima et God of war 3. Ma réponse à l'époque : "Qu'est-ce que c'est que ce truc ? c'est moche !".
En y repensant, je me foutrais des baffes. Des grosses, qui marquent.
Vu le titre du présent articles, ce jeu, c'est bien évidemment, NieR de Square Enix, et j'ai eut la chance par un heureux concours de circonstances de me jeter à corps perdu dedans à quelques semaines de sa sortie. Quelques détails ici et là faisaient état d'un third perso shooter dont les ennemis vous attaquent avec des paterns de shoot'em up, quelques reviews passionnées à contre courant des vrais sites reconnus, l'attendu baisse de prix sur Amazon.co.uk (19€ au lieu des 70€ qu'on trouve en France) et me voici plongé à corps perdu dans cette œuvre. Car il s'agit bien d'une œuvre, passionnante, à la musique fabuleuse, et aux différents niveaux d'intrigues boostés par un new game + qui prolonge l'expérience et apporte un nouvel éclairage sur l'aventure.
Et puis visuellement, soyons honnêtes : après y avoir tâté, force est de reconnaitre que le jeu n'est pas moche : disons plutôt que ses décors sont vides, comme ceux d'un Ico ou d'un Shadow of the colossus avec lesquels il partage d'ailleurs sa gestion de la lumière et une partie de son ambiance. Si NieR n'atteint tout de même pas le niveau de sublime des œuvres chapeautées par Fumito Ueda (la faute en partie à un aliasing certain), le fait que NieR y fasse plus que fortement penser devrait pousser quiconque ayant un peu de jugeote à le considérer sérieusement. Rajoutons à cela le fait que chaque niveau rend hommage à un grand pilier de la culture otake (Evangelion ici, Zelda là, en passant par les jeux d'aventure à texte, les shmeup et autres réjouissances).
Tout cela pour dire que dès le début de la quarantaine d'heures de jeu que m'a offert NieR (moi qui trouve qu'un TPS se doit de tourner autour de 10-15 heures), je suis tombé amoureux de ce jeu, de sa musique (encore une fois), et de sa direction artistique (digne d'une PS2 diront les mauvaises langues. Allez retourner jouer à FF13 les p'tis gars). Forcément, quand j'ai entendu qu'un livre mi-guide mi-artbook reprenait ses artworks, je me suis empressé de mettre la main dessus (merci Yesasia, qui, quand ils ne proposent pas un bouquin, peuvent tout de même voir si un de leurs fournisseurs de l'a pas dans un coin de catalogue. Et miracle, ce fut le cas).
GRIMOIRE NieR est le nom de ce livre.
Acheter un artbook à l'autre bout du monde, c'est un peu le coup de poker quand on ne peut pas voir ce qu'il contient. Fort heureusement, et comme sur le jeu, j'ai bien fait de parier sur ce bouquin. Pour environ 25€ (ne croyez pas les gars sur Ebay qui le vendent aussi cher que le jeu en grande surface), on trouve 224 pages emplies de texte (forcément) mais aussi de magnifiques images, qu'il s'agisse de croquis de concept arts, de screenshots ou d'illustrations diverses. A noter que le bouquin couvre les deux versions du jeu, à savoir NieR Gestalt (seule version dispo en occident) et NieR Replicant, uniquement dispo sur PS3 au Japon. La seule particularité majeure de cette dernière réside dans le fait qu'un jeune garçon remplace le héros de la version occidentale, un père qui cherche à sauver sa fille d'un mal étrange. Dans Replicant, c'est son frère qui se charge de cette tâche, donnant au jeu une tonalité plus shonen.
Pour revenir à nos moutons, voici le rundown de la bête (la première page de chaque section est entre parenthèses car il s'agit d'une page de garde):
(006)-016 : pages d'illustrations promotionnelles.
10 pages d'illustrations, certaines dessinées, d'autres en CG.
(017)-040 : character guide
Chaque personnage à droit à se présentation avec une illustration faite main (mis à part le roi de Facade et Grimoire Noir qui n'ont que des CG), quelques screenshots et du texte décrivant ses caractéristiques (sexe, taille, age...), son background, ses particularités et sa relation avec le héros.
(041)-078 : story guide
Abondamment illustrée (majoritairement par des CG mais aussi par quelques illustrations), cette partie reprend tous les chapitre de l'histoire, détaillant même les quatre fin possibles.
(079)-152 : game guide
La partie technique/statistique du livre. Tous les chiffres, toutes les maps, tous les recoins du jeu y sont explorés dans le moindre détail : le nom de chaque endroit, les point de vie et de résistance des boss, où trouver tel item, the works.
(153)-190 : concept design
Sans doute une des plus intéressantes du bouquin pour qui aime les beaux dessins puisque la première partie de cette section dévoile sur une dizaine de pages les dessins qui ont servi à l'élaboration des modèles 3D de certains persos, ainsi que les concepts arts initiaux avant que la direction artistique ne s'arrête sur les looks définitifs.
Une seconde partie (4 pages) revient sur le schéma des évènements se déroulant dans le jeu (une sorte de chronologie). La troisième partie se penche sur les armes de NieR (design et histoire des 34 armes disponibles)avant qu'une quatrième et dernière partie ne s'attarde sur quelques back-stories, celle d'Emile, les lettres reçues durant le jeu, et une interview des producteurs illustrée par les costumes alternatifs (en eptit, mais ils sont là) à débloquer dans le DLC.
(192)-224 : Short stories : the secrets
Cette dernière partie (principalement du texte) condense un petite variété d'histoires. Ne parlant pas le japonais couramment (loin de là, malheureusement), je ne pourrais vous dire s'il s'agit des textes disponibles dans le jeu ou d'autres backstories créées pour l'occasion (vu la mise en forme, je pencherais cependant pour cette dernière option).
En résumé,un beau bouquin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes (surtout vu son prix, 1900¥ soit 17€, comptez généralement un peu moins du double pour les commissions et les frais de port). Indispensable pour tout fan du jeu amateurs de beaux bouquins, ne rechignant pas à avoir dans leur étagères de magnifiques illustrations, même garnies de texte indéchiffrable (et si vous parlez japonais, il n'y a aucune hésitation à avoir). Quand à ceux qui ont une âme d'artiste et n'ont pas encore essayé le jeu, vous attendez quoi ?
Dimensions : 25.8 x 18.4 pour 224 pages, soit un peu plus que l'épaisseur d'un bon manga.
Dispo sur commande sur amazon.co.jp et de façon plus comprehensible pour les gaïjins sur le site de Yesasia.
EDIT le 27/12/2017 : Une traduction en anglais du artbook est disponible à cette page.
Un grand merci à l'équipe qui s'est chargée de tout ça !
En y repensant, je me foutrais des baffes. Des grosses, qui marquent.
Vu le titre du présent articles, ce jeu, c'est bien évidemment, NieR de Square Enix, et j'ai eut la chance par un heureux concours de circonstances de me jeter à corps perdu dedans à quelques semaines de sa sortie. Quelques détails ici et là faisaient état d'un third perso shooter dont les ennemis vous attaquent avec des paterns de shoot'em up, quelques reviews passionnées à contre courant des vrais sites reconnus, l'attendu baisse de prix sur Amazon.co.uk (19€ au lieu des 70€ qu'on trouve en France) et me voici plongé à corps perdu dans cette œuvre. Car il s'agit bien d'une œuvre, passionnante, à la musique fabuleuse, et aux différents niveaux d'intrigues boostés par un new game + qui prolonge l'expérience et apporte un nouvel éclairage sur l'aventure.
Et puis visuellement, soyons honnêtes : après y avoir tâté, force est de reconnaitre que le jeu n'est pas moche : disons plutôt que ses décors sont vides, comme ceux d'un Ico ou d'un Shadow of the colossus avec lesquels il partage d'ailleurs sa gestion de la lumière et une partie de son ambiance. Si NieR n'atteint tout de même pas le niveau de sublime des œuvres chapeautées par Fumito Ueda (la faute en partie à un aliasing certain), le fait que NieR y fasse plus que fortement penser devrait pousser quiconque ayant un peu de jugeote à le considérer sérieusement. Rajoutons à cela le fait que chaque niveau rend hommage à un grand pilier de la culture otake (Evangelion ici, Zelda là, en passant par les jeux d'aventure à texte, les shmeup et autres réjouissances).
Tout cela pour dire que dès le début de la quarantaine d'heures de jeu que m'a offert NieR (moi qui trouve qu'un TPS se doit de tourner autour de 10-15 heures), je suis tombé amoureux de ce jeu, de sa musique (encore une fois), et de sa direction artistique (digne d'une PS2 diront les mauvaises langues. Allez retourner jouer à FF13 les p'tis gars). Forcément, quand j'ai entendu qu'un livre mi-guide mi-artbook reprenait ses artworks, je me suis empressé de mettre la main dessus (merci Yesasia, qui, quand ils ne proposent pas un bouquin, peuvent tout de même voir si un de leurs fournisseurs de l'a pas dans un coin de catalogue. Et miracle, ce fut le cas).
GRIMOIRE NieR est le nom de ce livre.
Acheter un artbook à l'autre bout du monde, c'est un peu le coup de poker quand on ne peut pas voir ce qu'il contient. Fort heureusement, et comme sur le jeu, j'ai bien fait de parier sur ce bouquin. Pour environ 25€ (ne croyez pas les gars sur Ebay qui le vendent aussi cher que le jeu en grande surface), on trouve 224 pages emplies de texte (forcément) mais aussi de magnifiques images, qu'il s'agisse de croquis de concept arts, de screenshots ou d'illustrations diverses. A noter que le bouquin couvre les deux versions du jeu, à savoir NieR Gestalt (seule version dispo en occident) et NieR Replicant, uniquement dispo sur PS3 au Japon. La seule particularité majeure de cette dernière réside dans le fait qu'un jeune garçon remplace le héros de la version occidentale, un père qui cherche à sauver sa fille d'un mal étrange. Dans Replicant, c'est son frère qui se charge de cette tâche, donnant au jeu une tonalité plus shonen.
Pour revenir à nos moutons, voici le rundown de la bête (la première page de chaque section est entre parenthèses car il s'agit d'une page de garde):
(006)-016 : pages d'illustrations promotionnelles.
10 pages d'illustrations, certaines dessinées, d'autres en CG.
(017)-040 : character guide
Chaque personnage à droit à se présentation avec une illustration faite main (mis à part le roi de Facade et Grimoire Noir qui n'ont que des CG), quelques screenshots et du texte décrivant ses caractéristiques (sexe, taille, age...), son background, ses particularités et sa relation avec le héros.
(041)-078 : story guide
Abondamment illustrée (majoritairement par des CG mais aussi par quelques illustrations), cette partie reprend tous les chapitre de l'histoire, détaillant même les quatre fin possibles.
(079)-152 : game guide
La partie technique/statistique du livre. Tous les chiffres, toutes les maps, tous les recoins du jeu y sont explorés dans le moindre détail : le nom de chaque endroit, les point de vie et de résistance des boss, où trouver tel item, the works.
(153)-190 : concept design
Sans doute une des plus intéressantes du bouquin pour qui aime les beaux dessins puisque la première partie de cette section dévoile sur une dizaine de pages les dessins qui ont servi à l'élaboration des modèles 3D de certains persos, ainsi que les concepts arts initiaux avant que la direction artistique ne s'arrête sur les looks définitifs.
Une seconde partie (4 pages) revient sur le schéma des évènements se déroulant dans le jeu (une sorte de chronologie). La troisième partie se penche sur les armes de NieR (design et histoire des 34 armes disponibles)avant qu'une quatrième et dernière partie ne s'attarde sur quelques back-stories, celle d'Emile, les lettres reçues durant le jeu, et une interview des producteurs illustrée par les costumes alternatifs (en eptit, mais ils sont là) à débloquer dans le DLC.
(192)-224 : Short stories : the secrets
Cette dernière partie (principalement du texte) condense un petite variété d'histoires. Ne parlant pas le japonais couramment (loin de là, malheureusement), je ne pourrais vous dire s'il s'agit des textes disponibles dans le jeu ou d'autres backstories créées pour l'occasion (vu la mise en forme, je pencherais cependant pour cette dernière option).
En résumé,un beau bouquin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes (surtout vu son prix, 1900¥ soit 17€, comptez généralement un peu moins du double pour les commissions et les frais de port). Indispensable pour tout fan du jeu amateurs de beaux bouquins, ne rechignant pas à avoir dans leur étagères de magnifiques illustrations, même garnies de texte indéchiffrable (et si vous parlez japonais, il n'y a aucune hésitation à avoir). Quand à ceux qui ont une âme d'artiste et n'ont pas encore essayé le jeu, vous attendez quoi ?
Dimensions : 25.8 x 18.4 pour 224 pages, soit un peu plus que l'épaisseur d'un bon manga.
Dispo sur commande sur amazon.co.jp et de façon plus comprehensible pour les gaïjins sur le site de Yesasia.
EDIT le 27/12/2017 : Une traduction en anglais du artbook est disponible à cette page.
Un grand merci à l'équipe qui s'est chargée de tout ça !
Silent Hill is your prison
Chaque année à l'E3 c'est la même chose. Il y a des licences qui, même si elles viennent de sortir un nouvel opus, sont attendues au tournant. C'est comme ça : beaucoup de gamers dorment mieux la nuit en sachant que leur saga préférée est en train d'accoucher lentement mais sûrement d'un futur bébé. Et bien que "mieux dormir" puisse sembler paradoxal dans l'affaire qui nous concerne aujourd'hui, c'est effectivement le cas pour Silent Hill.
Joie : Konami a révélé son intention d'en sorti un nouveau l'an prochain.
Considéré par la firme comme le numéro 8 de la série (si l'on compte Zero/Origins comme le 5, Homecoming comme le 6 et le Shattered Memories de la Wii, le compte y est), cette future aventure -pour le moment sobrement intitulée Silent Hil tout court- propose cette fois de nous placer dans la peau d'un taulard dont le bus s'est crashé près de la ville maudite.
Comme souvent, on nous promet un retour aux sources niveau gameplay et narration. Et pour une fois, on serait presque tenté de le croire : la première bande-annonce qui aligne en effet des coups de flippe simples mais efficaces au sein d'une atmosphère nous faisant croire que tout peut arriver à n'importe quel moment.
Aura-t-on cette fois droit à un scénario stand alone (ce qui avait fait le succès de Silent Hill 2 ?) ou aura-t-on encore le plaisir de vivre une histoire liée à la création de la ville et à ses mythes (globalement tous les autres opus de la saga) ? Les (nombreuses ?) quêtes annexes promises offriront-elles de véritables changements dans la narration ? La musique X-files-esque du compositeur Daniel Licht (la série Dexter) réussira-t-elle a s'imposer comme un bon palliatif à celle d'Akira Yamaoka ? Enfin, le jeu renouera-t-il vraiment avec l'age d'or de la série ?
Réponse en 2011.
Joie : Konami a révélé son intention d'en sorti un nouveau l'an prochain.
Considéré par la firme comme le numéro 8 de la série (si l'on compte Zero/Origins comme le 5, Homecoming comme le 6 et le Shattered Memories de la Wii, le compte y est), cette future aventure -pour le moment sobrement intitulée Silent Hil tout court- propose cette fois de nous placer dans la peau d'un taulard dont le bus s'est crashé près de la ville maudite.
Comme souvent, on nous promet un retour aux sources niveau gameplay et narration. Et pour une fois, on serait presque tenté de le croire : la première bande-annonce qui aligne en effet des coups de flippe simples mais efficaces au sein d'une atmosphère nous faisant croire que tout peut arriver à n'importe quel moment.
Aura-t-on cette fois droit à un scénario stand alone (ce qui avait fait le succès de Silent Hill 2 ?) ou aura-t-on encore le plaisir de vivre une histoire liée à la création de la ville et à ses mythes (globalement tous les autres opus de la saga) ? Les (nombreuses ?) quêtes annexes promises offriront-elles de véritables changements dans la narration ? La musique X-files-esque du compositeur Daniel Licht (la série Dexter) réussira-t-elle a s'imposer comme un bon palliatif à celle d'Akira Yamaoka ? Enfin, le jeu renouera-t-il vraiment avec l'age d'or de la série ?
Réponse en 2011.
mercredi 16 juin 2010
Randow GIF(s) of the day
Souvent (soit plus d'une fois par jour), je vais jeter un œil sur Oh No They Didn't (ONTD pour les intimes), un blog communautaire publié sur Live journal. Pas spécialement pour y lire le gossip et autres (rapports de) news séries/ciné/stars qui y pullulent (quoique), mais pour y lire les commentaires.
Car lire les commentaires sur ONTD, c'est un peu écouter aux portes du groupe le plus populaire du lycée (nostalgie inside), celui qui est au courant de tout, s’intéresse à tout et dit surtout tout et son contraire sur tous les sujets, pourvu qu'on s'amuse. Bien sûr, le plus amusant dans l'histoire est de dire que la news en elle même, c'est n'importe quoi (machin sort avec truc, bidule fait un remake américain de tel film étrange/classique, truc dit que Glee c'est de la merde, Lindsay Lohan annonce je-ne-sais-quoi...).
Internet offrant la possibilité d'illustrer visuellement ces impressions bien plus efficacement qu'une simple citation de film ou de séries, l'exercice le plus jouissif de cette communauté (comme beaucoup d'autres j'en suis sûr) est de répondre à grand coups de Gifs animés. Et à force, il y en a de sacrément costauds.
Comme j'adore rire devant comme une baleine, je me suis dit : "pourquoi ne pas les partager ici ?". Après tout, internet c'est aussi fait pour ça, non ? Voici régulièrement (espéront une fois apr jour si je poste autre chose à côté), je posterais ici les images -généralement animées- qui m'auront fait le plus d'effet.
Un peu comme celle là (oui, ça peut mettre un peu de temps à charger) :
En espérant qu'il y en ait beaucoup d'autres ....
Merci ONTD !
Car lire les commentaires sur ONTD, c'est un peu écouter aux portes du groupe le plus populaire du lycée (nostalgie inside), celui qui est au courant de tout, s’intéresse à tout et dit surtout tout et son contraire sur tous les sujets, pourvu qu'on s'amuse. Bien sûr, le plus amusant dans l'histoire est de dire que la news en elle même, c'est n'importe quoi (machin sort avec truc, bidule fait un remake américain de tel film étrange/classique, truc dit que Glee c'est de la merde, Lindsay Lohan annonce je-ne-sais-quoi...).
Internet offrant la possibilité d'illustrer visuellement ces impressions bien plus efficacement qu'une simple citation de film ou de séries, l'exercice le plus jouissif de cette communauté (comme beaucoup d'autres j'en suis sûr) est de répondre à grand coups de Gifs animés. Et à force, il y en a de sacrément costauds.
Comme j'adore rire devant comme une baleine, je me suis dit : "pourquoi ne pas les partager ici ?". Après tout, internet c'est aussi fait pour ça, non ? Voici régulièrement (espéront une fois apr jour si je poste autre chose à côté), je posterais ici les images -généralement animées- qui m'auront fait le plus d'effet.
Un peu comme celle là (oui, ça peut mettre un peu de temps à charger) :
En espérant qu'il y en ait beaucoup d'autres ....
Merci ONTD !
Virtual gaming, back from 1982
Quand j'étais petit, j'avais le poster d'un film produit par Disney dans ma chambre. Pas deux, un seul. Pas un dessin animé, un film.
Et à ne juger par la chambre de Chuck Bartowski, je n'étais pas le seul.
Adoré par beaucoup de gamers car cristallisant un de leurs fantasmes profonds, TRON permettait d'imaginer qu'on pouvait réellement s'insinuer dans al matrice pour prendre la place des amas de pixels qu'on ne pouvait contrôler que par pad interposé. Et on rêvait tous à l'époque qu'un jour, en lieu et place de 3 pixels perdus, un jeu puisse reprendre les graphismes de ce film pour enfin nous placer dans la peau de Flynn, Tron et consort, face au maitre contrôle principal.
En 2003, les petits gars de Monolith avaient déjà tenté le coup avec un très beau et très amusant TRON 2.0, mais quand le monde de la HD nous ouvre enfin ses portes, on continue d'attendre de plus belle le jour où les light cycles répondront au doigt et à l’œil en nous offrant de véritables impressions de vitesse grisantes et infinies (oui c'est de l’essai de prose de merde).
Ce jour est aujourd'hui à portée de main tandis que le fils de Flynn débarquera à la fin de l'année sur les écrans, histoire de retrouver un paternel ayant préféré la digitalisation au monde réel.
Alors je ne sais pas ce que donnera le jeu en lui-même, il est évidemment trop tôt pour le savoir. Mais au moins, les graphismes de la cinématique en jettent (pour ne pas dire tout simplement qu'ils déchirent du slip). J'étais tombé à la renverse (encore une fois comme beaucoup) en voyant la façon dont les monstres électriques du premier film avaient survécu au lifting forcé d'usage, j'ai désormais hâte de savoir si Tron Legacy, le jeu, réussira là où tant d'adaptations de licences se sont cassées les pixels.
Car s'il y a bien une adaptation qui mérite d'avoir un jeu à la hauteur, c'est bien celle d'un film inspiré par l'univers du jeu.
Non ?
Et à ne juger par la chambre de Chuck Bartowski, je n'étais pas le seul.
Adoré par beaucoup de gamers car cristallisant un de leurs fantasmes profonds, TRON permettait d'imaginer qu'on pouvait réellement s'insinuer dans al matrice pour prendre la place des amas de pixels qu'on ne pouvait contrôler que par pad interposé. Et on rêvait tous à l'époque qu'un jour, en lieu et place de 3 pixels perdus, un jeu puisse reprendre les graphismes de ce film pour enfin nous placer dans la peau de Flynn, Tron et consort, face au maitre contrôle principal.
En 2003, les petits gars de Monolith avaient déjà tenté le coup avec un très beau et très amusant TRON 2.0, mais quand le monde de la HD nous ouvre enfin ses portes, on continue d'attendre de plus belle le jour où les light cycles répondront au doigt et à l’œil en nous offrant de véritables impressions de vitesse grisantes et infinies (oui c'est de l’essai de prose de merde).
Ce jour est aujourd'hui à portée de main tandis que le fils de Flynn débarquera à la fin de l'année sur les écrans, histoire de retrouver un paternel ayant préféré la digitalisation au monde réel.
Alors je ne sais pas ce que donnera le jeu en lui-même, il est évidemment trop tôt pour le savoir. Mais au moins, les graphismes de la cinématique en jettent (pour ne pas dire tout simplement qu'ils déchirent du slip). J'étais tombé à la renverse (encore une fois comme beaucoup) en voyant la façon dont les monstres électriques du premier film avaient survécu au lifting forcé d'usage, j'ai désormais hâte de savoir si Tron Legacy, le jeu, réussira là où tant d'adaptations de licences se sont cassées les pixels.
Car s'il y a bien une adaptation qui mérite d'avoir un jeu à la hauteur, c'est bien celle d'un film inspiré par l'univers du jeu.
Non ?
Nintendo's Bouffe-tout is back
On me sortira des Starfox, des Mario Kart et que sais-je d'autre, mais sans être un gros fan-boy, la marque Nintendo est chère à mon cœur pour trois choses.
1: Les tous premiers Marios de la NES
2: Zelda (sauf ceux de la N64 auxquels je n'ai pas joué, les graphismes de cette dernière m'ayant toujours rebutés)
3: Kirby
Et oui, plus que les shoots en 3D ou les courses de véhicules en SD cracheurs de carapaces de tortues, cette petite boule rose m'a enchanté de nombreuses heures de part son caractère mignon, sa maniabilité fluffy et son humour décalé (on joue tout de même une boule de chewing gum toute mimi qui bouffe TOUT le monde dans un univers gentil et cute). Aujourd'hui, Nintendo remet le couvert avec ce qui est pour moi LA bonne surprise de l'E3 2010 (à l'inverse de Kid Icarus sur 3DS, encore une belle licence 2D qui se transforme en shoot impersonnel. Sans doute que la nouvelle portable aidera à faire passer la pilule pour beaucoup).
Plus qu'un simple jeu de plateforme, le nouveau Kirby se passe dans un monde que ne renieront pas les couturiers de tous bords. Boutons, morceaux de jean, fermetures éclair, Kirby semble cette fois évoluer dans nos placards à vêtement. Un choix assez étrange sur le papier, mais qui visuellement et ludiquement trouve tout son sens quand dézipper un morceau de décors révèle un pan caché de niveau, quand tirer sur un bouton raccourcit un précipice, quand emmêler le fil qui constitue un boss et le lui rejeter à la tête fait office de technique de combat. Je ne parle même pas de ce passage où Kirby et son pote décident de se balader sous les couvertures, et qu'on ne les repère que par des bosses sous le tissu.
Bref, une véritable merveille d'inventivité qui promet encore de longue heures d’émerveillement. Loin des gamins qui sautent face à leur télé pour faire risette à un tigre virtuel.
La 2D ma bonne dame, ca c'est du vrai gaming !
1: Les tous premiers Marios de la NES
2: Zelda (sauf ceux de la N64 auxquels je n'ai pas joué, les graphismes de cette dernière m'ayant toujours rebutés)
3: Kirby
Et oui, plus que les shoots en 3D ou les courses de véhicules en SD cracheurs de carapaces de tortues, cette petite boule rose m'a enchanté de nombreuses heures de part son caractère mignon, sa maniabilité fluffy et son humour décalé (on joue tout de même une boule de chewing gum toute mimi qui bouffe TOUT le monde dans un univers gentil et cute). Aujourd'hui, Nintendo remet le couvert avec ce qui est pour moi LA bonne surprise de l'E3 2010 (à l'inverse de Kid Icarus sur 3DS, encore une belle licence 2D qui se transforme en shoot impersonnel. Sans doute que la nouvelle portable aidera à faire passer la pilule pour beaucoup).
Plus qu'un simple jeu de plateforme, le nouveau Kirby se passe dans un monde que ne renieront pas les couturiers de tous bords. Boutons, morceaux de jean, fermetures éclair, Kirby semble cette fois évoluer dans nos placards à vêtement. Un choix assez étrange sur le papier, mais qui visuellement et ludiquement trouve tout son sens quand dézipper un morceau de décors révèle un pan caché de niveau, quand tirer sur un bouton raccourcit un précipice, quand emmêler le fil qui constitue un boss et le lui rejeter à la tête fait office de technique de combat. Je ne parle même pas de ce passage où Kirby et son pote décident de se balader sous les couvertures, et qu'on ne les repère que par des bosses sous le tissu.
Bref, une véritable merveille d'inventivité qui promet encore de longue heures d’émerveillement. Loin des gamins qui sautent face à leur télé pour faire risette à un tigre virtuel.
La 2D ma bonne dame, ca c'est du vrai gaming !
mardi 15 juin 2010
Leinil Francis Yu au Comic Con' Parisien !
Chaque année, la Japan Expo est LE rendez-vous incontournable de tout amateur de japanime et de mangas. Si y faire ses courses a peu à peu perdu de son intérêt au fur et à mesure que le salon se transformait en passerelle mainstream et qu'internet gagnait du terrain (finies les chasses aux artbooks rares/d'import, bonjour les stands d'éditeurs français, ce qui a ses inconvénients, mais aussi ses avantages pour le reste de l'année), impossible de passer à côté de cette foire du cosplay et de l'édition. Une foire qui prouve, s'il en était besoin, à quel point ce qui était encore quelque chose de confidentiel il y a une quinzaine d'années (la grande époque des boutiques Katsumi, Madoka et Tonkam, toutes fermées aujourd'hui) est devenu une sources de pépètes sonnantes et trébuchantes, brisant la frontrière qui existait jadis entre les fans hard-cores et les gaga-ball-iens de bas-étage.
Mieux, en déménageant successivement de La Défense à Champeret, puis au parc des expositions de Villepinte, la Japan Expo a entrainé dans son sillage nombre de micro-évènements qui ont à leur tour grandis. Pour ne prendre qu'un seul exemple, on se souvient encore des mini-conventions Ankama qui ont contribué à populariser un éditeur qui, s'il garde encore un pied dans la porte, propose désormais de son côté ses propres conventions.
Nouvel arrivante depuis l'an passé, la version française du célèbre Comic Con' américain fête cette année sa seconde édition, et promet du lourd tant au niveau des évènements que des invités.
On retrouvera par exemple cette fois une véritable pléthore d'artistes et de scénaristes dont Jeph Loeb (Lost, Smallville, Heroes, Superman..), Geoff Johns (Batman : Earth One, Smallville), Carlos Pacheco (Flash, Superman, Arrowsmith), Frank Quitely (New X-Men), Gabriele Dell'Oto (Secret War, et un beau paquet d'illustrations sublimes)...
Mais dans cette liste (que je complèterais en bas de post), la présence d'un artiste bien particulier m'a fait sauter au plafond : Leinil Francis Yu.
On a tous ses petites préférences, ses petits chouchous, ses artistes fétiches dont la pâte nous parle et hnous fait résonner. A côté d'Ashley Wood, de Claire Wendling, de Benoit Springer, d'Alex Maleev, de Mike Mignola ou de Jae Lee, Leinil Francis Yu fait partie de mon petit groupe d'immanquables.
Je l'ai découvert avec Superman : Birthright (un retour aux sources bien fun), suivi avec Silent Dragon (une mini série avec des mechas et du Kung Fu), avec High Roads (une autre mini style Indiana Jones) et j'ai attendu pendant des mois la suite des trois premiers Ultimate Wolverine Vs Hulk produit en collaboration avec Damon Lindelof. Oui, le même Damon Lindelof qui a bossé en binôme avec Carlton Cuse sur Lost (formant le populaire acronyme Darlton) et à co-scénariste le dernier film de Star Trek. En ce moment, Leinil Francis Yu bosse sur The New Avengers avec Brian Michael Bendis.
De toutes façon, cela ne sert à rien que je vende mon amour pour ce dessinateur, ses dessins le feront très bien tous seuls. J'espère juste qu'à cette occasion, je pourrais taper le bout de gras avec lui ne serait-ce que 2 minutes, histoire de.
Need i Say more ?
Pour info, seront aussi présents au Comic Con :
_Pasqual Ferry (Seven Soldiers : Mister Miracle, Ultimate Iron Man, Thor)
_Jim Mahfood (Clerks avec Kevin Smith !)
_Mike Huddleston (le très dark et puissant The Coffin, dont les droits ont été choppés par James Cameron et Guillermo Del Toro, rien que ça)
_David Lloyd (V pour Vendetta)
_C.B. Cebulski (Drain, Wonderlost, Compass)
Bref, que du beau monde !
-Toutes les images de la galerie sont (c)Marvel et/ou Leinil Francis Yu-
Mieux, en déménageant successivement de La Défense à Champeret, puis au parc des expositions de Villepinte, la Japan Expo a entrainé dans son sillage nombre de micro-évènements qui ont à leur tour grandis. Pour ne prendre qu'un seul exemple, on se souvient encore des mini-conventions Ankama qui ont contribué à populariser un éditeur qui, s'il garde encore un pied dans la porte, propose désormais de son côté ses propres conventions.
Nouvel arrivante depuis l'an passé, la version française du célèbre Comic Con' américain fête cette année sa seconde édition, et promet du lourd tant au niveau des évènements que des invités.
On retrouvera par exemple cette fois une véritable pléthore d'artistes et de scénaristes dont Jeph Loeb (Lost, Smallville, Heroes, Superman..), Geoff Johns (Batman : Earth One, Smallville), Carlos Pacheco (Flash, Superman, Arrowsmith), Frank Quitely (New X-Men), Gabriele Dell'Oto (Secret War, et un beau paquet d'illustrations sublimes)...
Mais dans cette liste (que je complèterais en bas de post), la présence d'un artiste bien particulier m'a fait sauter au plafond : Leinil Francis Yu.
On a tous ses petites préférences, ses petits chouchous, ses artistes fétiches dont la pâte nous parle et hnous fait résonner. A côté d'Ashley Wood, de Claire Wendling, de Benoit Springer, d'Alex Maleev, de Mike Mignola ou de Jae Lee, Leinil Francis Yu fait partie de mon petit groupe d'immanquables.
Je l'ai découvert avec Superman : Birthright (un retour aux sources bien fun), suivi avec Silent Dragon (une mini série avec des mechas et du Kung Fu), avec High Roads (une autre mini style Indiana Jones) et j'ai attendu pendant des mois la suite des trois premiers Ultimate Wolverine Vs Hulk produit en collaboration avec Damon Lindelof. Oui, le même Damon Lindelof qui a bossé en binôme avec Carlton Cuse sur Lost (formant le populaire acronyme Darlton) et à co-scénariste le dernier film de Star Trek. En ce moment, Leinil Francis Yu bosse sur The New Avengers avec Brian Michael Bendis.
De toutes façon, cela ne sert à rien que je vende mon amour pour ce dessinateur, ses dessins le feront très bien tous seuls. J'espère juste qu'à cette occasion, je pourrais taper le bout de gras avec lui ne serait-ce que 2 minutes, histoire de.
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Need i Say more ?
Pour info, seront aussi présents au Comic Con :
_Pasqual Ferry (Seven Soldiers : Mister Miracle, Ultimate Iron Man, Thor)
_Jim Mahfood (Clerks avec Kevin Smith !)
_Mike Huddleston (le très dark et puissant The Coffin, dont les droits ont été choppés par James Cameron et Guillermo Del Toro, rien que ça)
_David Lloyd (V pour Vendetta)
_C.B. Cebulski (Drain, Wonderlost, Compass)
Bref, que du beau monde !
-Toutes les images de la galerie sont (c)Marvel et/ou Leinil Francis Yu-
Me likee some pastèque
S'il y a quelque chose que j'ai toujours regretté dans les jeux tirés de la licence Star Wars, c'est l'impossibilité de couper ses adversaires en deux (ou plus) avec un sabre laser (quelque chose qui devrait pourtant tomber sous le sens).
Et bien les ptis gars de Metal Gear Solid vont exaucer mon souhait (et sans doute celui de beaucoup de gens qui pensent la même chose) avec un nouveau jeu spécialement dédié à Raiden, le ninja qui avait choppé la vedette à Solid Snake dans MGS2. A l'époque considéré comme un intru sur le terrain de chasse du héros attendu (puisque tout le monde voulait jouer avec Snake), le monsieur avait épaté son monde en refaisant plus tard une apparition dans MGS 4. Eet pour le coup, tout le monde avait enfin envie de lui mettre le pad dessus (Merci monsieur Kojima de jouer si finement avec la mise en abime et le rapport du jeu au jouer/spectateur).

Pour revenir à nos moutons, et comme le montre le second trailer ci-dessous, il sera ici possible de couper tout et n'importe quoi avec l'épée du monsieur, du soldat ennemi à son véhicule, en passant par les murs environnants, et donc, des pastèques. On voit d'ici les concours de ptis gars qui vont s'amuser à couper ces dernières en le plus de morceaux possibles, quitte à compter les pixels.
Reste à savoir si nous auront cette fois droit à un jeu d'action à part entière, ou comme d'habitude, à un film interactif avec des parties jouables (ce dont je ne me plain aucunement en passant).
Et bien les ptis gars de Metal Gear Solid vont exaucer mon souhait (et sans doute celui de beaucoup de gens qui pensent la même chose) avec un nouveau jeu spécialement dédié à Raiden, le ninja qui avait choppé la vedette à Solid Snake dans MGS2. A l'époque considéré comme un intru sur le terrain de chasse du héros attendu (puisque tout le monde voulait jouer avec Snake), le monsieur avait épaté son monde en refaisant plus tard une apparition dans MGS 4. Eet pour le coup, tout le monde avait enfin envie de lui mettre le pad dessus (Merci monsieur Kojima de jouer si finement avec la mise en abime et le rapport du jeu au jouer/spectateur).
Pour revenir à nos moutons, et comme le montre le second trailer ci-dessous, il sera ici possible de couper tout et n'importe quoi avec l'épée du monsieur, du soldat ennemi à son véhicule, en passant par les murs environnants, et donc, des pastèques. On voit d'ici les concours de ptis gars qui vont s'amuser à couper ces dernières en le plus de morceaux possibles, quitte à compter les pixels.
Reste à savoir si nous auront cette fois droit à un jeu d'action à part entière, ou comme d'habitude, à un film interactif avec des parties jouables (ce dont je ne me plain aucunement en passant).
Press Start, Scott !!!
Gnnnnnnn j'en peut plus d'attendre la date de sortie de ce truc !
Déjà qu'en France la sortie ciné de Scott Pilgrim vs the World est repoussée à Octobre... Ça donne furieusement envie d'aller faire un tour en Angleterre au mois d'Août, là ou le film sortira comme prévu dès le départ, le 13 (Août, donc, oui madame).
Bonheur, le jeu fait briller nos mirettes grâce à la pâte graphique de Paul Robertson, un animateur de génie qui nous avait déjà offert plusieurs clips dantesque dans lesquels de gentils petits pixels se faisaient découper en morceaux gluants, boyants et trébuchants. Genre ça :

Pour le coup, le jeu sera donc l'occasion de réaliser plusieurs fantasmes d'un coup : et d'une, d'incarner un personnage de la BD (Scott, Ramona, tout ca...), et l'autre, donc, de jouer avec des sprites animés par Mr Robertson ! Woah. "Bread makes you FAT ???"
Petite précision, comme le souligne le seconde trailer sorti aujourd'hui et visible ci-dessous, il y a de fortes chances pour que Scott se batte de baseball contre les 7 Evil Exes de Ramona sur le PSN en premier, avant de débarquer sur le XLA quelques temps plus tard. petite vengeance se Sony parce que Dead Rising 2 aura un chapitre en plus chez Bilou ?
Et puis revoila le premier pour ceux qui l'ont raté :
Déjà qu'en France la sortie ciné de Scott Pilgrim vs the World est repoussée à Octobre... Ça donne furieusement envie d'aller faire un tour en Angleterre au mois d'Août, là ou le film sortira comme prévu dès le départ, le 13 (Août, donc, oui madame).
Bonheur, le jeu fait briller nos mirettes grâce à la pâte graphique de Paul Robertson, un animateur de génie qui nous avait déjà offert plusieurs clips dantesque dans lesquels de gentils petits pixels se faisaient découper en morceaux gluants, boyants et trébuchants. Genre ça :

Pour le coup, le jeu sera donc l'occasion de réaliser plusieurs fantasmes d'un coup : et d'une, d'incarner un personnage de la BD (Scott, Ramona, tout ca...), et l'autre, donc, de jouer avec des sprites animés par Mr Robertson ! Woah. "Bread makes you FAT ???"
Petite précision, comme le souligne le seconde trailer sorti aujourd'hui et visible ci-dessous, il y a de fortes chances pour que Scott se batte de baseball contre les 7 Evil Exes de Ramona sur le PSN en premier, avant de débarquer sur le XLA quelques temps plus tard. petite vengeance se Sony parce que Dead Rising 2 aura un chapitre en plus chez Bilou ?
Et puis revoila le premier pour ceux qui l'ont raté :
lundi 14 juin 2010
Teen Comedies
En ce moment, je rattrape un peu les œuvres que je n'ai pas eu le temps de voir (en intégralité ou en tout court), et par le plus grand des hasards, je me suis trouvé à regarder en parallèle deux sitcoms aux thématiques similaires.
A ma gauche, The Inbetweeners, comédie anglaise de format court (20 minutes et des saisons de 6 épisodes) narrant l'arrivée d'un pauvre type dans un nouveau lycée. Du haut de ses lunettes, de son accent british trop marqué et de son petit côté prétentieux, Will trouve pourtant très vite un groupe auquel se rattacher. Ce quatuor, composé d'un amoureux transit, d'un vantard invétéré et d'un électron libre totalement allumé, n'est clairement pas dans le haut du panier quand il s'agit de faire la liste des groupes les plus cool du lycée. Cependant, la fine équipe n'est pas non plus totalement à l'ouest et se retrouve ainsi entre deux eaux, dans les strates intermédiaires. "In between", donc.

Produite et diffusée par la populaire E4, chaine qui n'a peur de rien puisqu'ayant déjà produit des programmes aussi déviants et jouissifs que Skins, Dead Set et The Misfits, The Inbetweeners voit un de ses héros vomir sur le petit frère de la fille dont il est amoureux depuis toujours (un effet d'une puissance comique incroyable), un autre se vanter d'illusoires "coups du siècle" sur lesquels il base toute sa réputation, et ses protagonistes parler crument de sexe à tout bout de champ comme tout bon pré-bubère qui ne pense qu'à cela à cet age.
La série est blindée de potentiel, qu'il s'agisse du lieu de l'action(l'achat d'une bagnole, un tour au camping, la fête de fin d'année) ou de persos aux concepts amusant (le père du vantard est supposé gay par tout le monde). Cependant, le show ne peut s'empêcher d'alterner entre vannes bien trouvées et situations creuses car poussées par la droiture du schtroumpf à lunettes qui lui sert de narrateur. A l'image du personnage inventé par Peyo, Will est parfois touchant quand, sans prévenir, une belle et populaire fille le drague et le guide dans son lit (ça sent le coup fourré mais en fait non), parfois à baffer quand il ruine toutes les occasions qui lui sont offertes pour briller, alors qu'il préfère se raccrocher à une sacro-sainte morale que personne ne lui impose, même pas une mère que ses potes rêvent de mettre dans leur lit.
Un programme aux éclats mi-figue mi-raisin donc, qui m'a déjà poussé en plein épisode à me demander pourquoi je continuais à regarder, amis qui m'a tout de même souvent récompensé. Je n'ai à ce jour vu que la première saison, on verra si ça s'arrange par la suite (car j'ai tout de même envie de voir la suite, soit 2 autres saison à ce jour).
En tous cas, tout le contraire de Aliens in America (à ma droite), une sitcom cette fois américaine qui a unanimement séduit la critique lors de sa diffusion sur la CW en 2007/2008. Une estime qui lui valu d'ailleurs d'être jugée par ces mêmes critiques meilleure sitcom de l'année, ce qui ne l'empêcha malheureusement pas d'être très vite annulée.
Comme The Inbetweeners, Aliens in America parle d'un groupe de lycéens loin des sphères de la hype, alors que le jeune Justin (Dan Byrd, qui joue le fils de Courteney Cox dans le récent Cougar Town du papa de Scrubs) a toutes les peines du monde à vivre sa scolarité sereinement. Pour l'aider, sa mère saute sur une opportunité présentée par le principal et signe pour accueillir un étudiant étranger dans le cadre d'un programme d'échange. Surprise : au lieu d'un beau suédois qui reboosterais son ego en étant son meilleur pote, Justin voit débarquer un pakistanais musulman (forcément pratiquant, génial dans l'Amerique post 11-Septembre), à la naïveté et à l'enthousiasme dégoulinants.

Pour bien faire, Aliens in America commence par quelques passages obligés : la famille panique d'abord et Raja (Adhir Kalyan, depuis en duo avec David Spade dans Rules of Engagement) découvre émerveillé les US avant que Justin ne soit touché par la spiritualité de son nouveau pote et que la mère revienne sur son envie de rendre cette marchandise défectueuse, réalisant que l'orphelin n'est au final qu'un simple gamin (snirfl)).
Un terrain balisé mais efficace qui trouve tout son charme dans une suite intelligente et bien menée, surtout bourrée de situations à s'étrangler de rire quand, par exemple, Raja ment pour la première fois (dans des disproportions incontrôlables) ou qu'il se force à l'inverse à dire la vérité sur l'inexistant club de fabrication de fusées monté de toutes pièces par Justin pour que son étouffante mère le laisse tranquille de temps en temps (et tout le monde sait que musulman + roquette ça fait bon ménage aux US).
Sans temps morts, les scénaristes (des anciens de Just Shoot me/Voila ! et Mind of Mencia) arrivent à utiliser toutes les opportunités offertes par leurs postulat de façon légère et amusante (pour ne pas dire plus), et en profitent pour s'adresser intelligemment à leur public via des sujets plus fondamentaux que prétextes (la puberté, le désir, le regard de l'autre, tant sur la culture que sur les simples rapports humains entre ados, adultes, et parents/enfants). Ou comment rendre addictif et hilarant des sujets qui peuvent paraitre pompeux sur le papier.
Alexandre Aster regrettait encore récemment (dans la dernière émission en date de J'irais Loler sur vos tombes pour être précis) la propension de la comédie française à volontairement se définir comme un genre idiot. Pour lui, la Comédie est plutôt un "vernis" qui peut s'appliquer à tous les genres, et qui ne peut créer un lien avec son public que si elle est au service d'une véritable histoire. Aliens in America est un bon exemple de cette idée, idée à laquelle on ne peut que souscrire quant on jette un œil aux comédies avec Will Ferrell, malheureusement trop méconnues de notre grand public, pour s'en convaincre (ca se voit que j'ai enfin vu Step Brothers hier soir ?). A ce jeu, Aliens in America triomphe glorieusement, et brille d'autant plus qu'elle ne le fait que durant 18 épisodes.
Cerise sur le gâteau, on y retrouve aussi Lindsay Shaw, actrice dont le charme (comment ça j'ai des goûts bizarres ?) m'a poussé cette saison à dévorer 10 things I hate about you, une autre comédie annulée dans la fleur de l'âge.
Quoiqu'il en soit, si vous avez un jour l'occasion de jeter un œil sur cette petite perle, n'hésitez pas, vous m'en direz des nouvelles !
A ma gauche, The Inbetweeners, comédie anglaise de format court (20 minutes et des saisons de 6 épisodes) narrant l'arrivée d'un pauvre type dans un nouveau lycée. Du haut de ses lunettes, de son accent british trop marqué et de son petit côté prétentieux, Will trouve pourtant très vite un groupe auquel se rattacher. Ce quatuor, composé d'un amoureux transit, d'un vantard invétéré et d'un électron libre totalement allumé, n'est clairement pas dans le haut du panier quand il s'agit de faire la liste des groupes les plus cool du lycée. Cependant, la fine équipe n'est pas non plus totalement à l'ouest et se retrouve ainsi entre deux eaux, dans les strates intermédiaires. "In between", donc.
Produite et diffusée par la populaire E4, chaine qui n'a peur de rien puisqu'ayant déjà produit des programmes aussi déviants et jouissifs que Skins, Dead Set et The Misfits, The Inbetweeners voit un de ses héros vomir sur le petit frère de la fille dont il est amoureux depuis toujours (un effet d'une puissance comique incroyable), un autre se vanter d'illusoires "coups du siècle" sur lesquels il base toute sa réputation, et ses protagonistes parler crument de sexe à tout bout de champ comme tout bon pré-bubère qui ne pense qu'à cela à cet age.
La série est blindée de potentiel, qu'il s'agisse du lieu de l'action(l'achat d'une bagnole, un tour au camping, la fête de fin d'année) ou de persos aux concepts amusant (le père du vantard est supposé gay par tout le monde). Cependant, le show ne peut s'empêcher d'alterner entre vannes bien trouvées et situations creuses car poussées par la droiture du schtroumpf à lunettes qui lui sert de narrateur. A l'image du personnage inventé par Peyo, Will est parfois touchant quand, sans prévenir, une belle et populaire fille le drague et le guide dans son lit (ça sent le coup fourré mais en fait non), parfois à baffer quand il ruine toutes les occasions qui lui sont offertes pour briller, alors qu'il préfère se raccrocher à une sacro-sainte morale que personne ne lui impose, même pas une mère que ses potes rêvent de mettre dans leur lit.
Un programme aux éclats mi-figue mi-raisin donc, qui m'a déjà poussé en plein épisode à me demander pourquoi je continuais à regarder, amis qui m'a tout de même souvent récompensé. Je n'ai à ce jour vu que la première saison, on verra si ça s'arrange par la suite (car j'ai tout de même envie de voir la suite, soit 2 autres saison à ce jour).
En tous cas, tout le contraire de Aliens in America (à ma droite), une sitcom cette fois américaine qui a unanimement séduit la critique lors de sa diffusion sur la CW en 2007/2008. Une estime qui lui valu d'ailleurs d'être jugée par ces mêmes critiques meilleure sitcom de l'année, ce qui ne l'empêcha malheureusement pas d'être très vite annulée.
Comme The Inbetweeners, Aliens in America parle d'un groupe de lycéens loin des sphères de la hype, alors que le jeune Justin (Dan Byrd, qui joue le fils de Courteney Cox dans le récent Cougar Town du papa de Scrubs) a toutes les peines du monde à vivre sa scolarité sereinement. Pour l'aider, sa mère saute sur une opportunité présentée par le principal et signe pour accueillir un étudiant étranger dans le cadre d'un programme d'échange. Surprise : au lieu d'un beau suédois qui reboosterais son ego en étant son meilleur pote, Justin voit débarquer un pakistanais musulman (forcément pratiquant, génial dans l'Amerique post 11-Septembre), à la naïveté et à l'enthousiasme dégoulinants.
Pour bien faire, Aliens in America commence par quelques passages obligés : la famille panique d'abord et Raja (Adhir Kalyan, depuis en duo avec David Spade dans Rules of Engagement) découvre émerveillé les US avant que Justin ne soit touché par la spiritualité de son nouveau pote et que la mère revienne sur son envie de rendre cette marchandise défectueuse, réalisant que l'orphelin n'est au final qu'un simple gamin (snirfl)).
Un terrain balisé mais efficace qui trouve tout son charme dans une suite intelligente et bien menée, surtout bourrée de situations à s'étrangler de rire quand, par exemple, Raja ment pour la première fois (dans des disproportions incontrôlables) ou qu'il se force à l'inverse à dire la vérité sur l'inexistant club de fabrication de fusées monté de toutes pièces par Justin pour que son étouffante mère le laisse tranquille de temps en temps (et tout le monde sait que musulman + roquette ça fait bon ménage aux US).
Sans temps morts, les scénaristes (des anciens de Just Shoot me/Voila ! et Mind of Mencia) arrivent à utiliser toutes les opportunités offertes par leurs postulat de façon légère et amusante (pour ne pas dire plus), et en profitent pour s'adresser intelligemment à leur public via des sujets plus fondamentaux que prétextes (la puberté, le désir, le regard de l'autre, tant sur la culture que sur les simples rapports humains entre ados, adultes, et parents/enfants). Ou comment rendre addictif et hilarant des sujets qui peuvent paraitre pompeux sur le papier.
Alexandre Aster regrettait encore récemment (dans la dernière émission en date de J'irais Loler sur vos tombes pour être précis) la propension de la comédie française à volontairement se définir comme un genre idiot. Pour lui, la Comédie est plutôt un "vernis" qui peut s'appliquer à tous les genres, et qui ne peut créer un lien avec son public que si elle est au service d'une véritable histoire. Aliens in America est un bon exemple de cette idée, idée à laquelle on ne peut que souscrire quant on jette un œil aux comédies avec Will Ferrell, malheureusement trop méconnues de notre grand public, pour s'en convaincre (ca se voit que j'ai enfin vu Step Brothers hier soir ?). A ce jeu, Aliens in America triomphe glorieusement, et brille d'autant plus qu'elle ne le fait que durant 18 épisodes.
Cerise sur le gâteau, on y retrouve aussi Lindsay Shaw, actrice dont le charme (comment ça j'ai des goûts bizarres ?) m'a poussé cette saison à dévorer 10 things I hate about you, une autre comédie annulée dans la fleur de l'âge.
Quoiqu'il en soit, si vous avez un jour l'occasion de jeter un œil sur cette petite perle, n'hésitez pas, vous m'en direz des nouvelles !
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